Concentration's 

Camps in Burundi

AGNews  2002

 


 

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I )  Les camps de concentrations au  Burundi ? 

       INTRODUCTION

25 juillet 1996 : Buyoya et les camps de regroupement forcé

Craignant une intervention militaire de la Région qui aurait certainement conduit devant les tribunaux ses amis auteurs du putsch sanglant du 21 octobre 1993, Buyoya, chassé par les urnes, revenait par un putsch le 25 juillet 1996. Il introduisit une première au Burundi en entassant les populations dans des camps de regroupement forcé. Un crime contre l’humanité commis et assumé sous les protestations répétées de la communauté internationale. Loin de leurs champs et sans toit, vivant dans une promiscuité propice à toutes les épidémies, ces paysans périssaient par centaines sinon par milliers comme l’ont dénoncé les organisations humanitaires. Même le Département d’Etat américain a condamné ces camps qui sont de véritables mouroirs. (Jean-Marie SINDAYIGAYA)

 

1. A) PRÉAMBULES : 

Évidemment, on dira que les humanitaires si elles ne sont pas là, la situation risque d'être encore pire parce qu'il n'y aura pas de témoins. Mais je me rends compte tout de même que certains s'en accommodent. Et là,c'est révoltant!    B.L., AGnews

La politique de regroupement forcé : Depuis février 1996, la politique de regroupement forcé de la population dans des camps protégés par l’armée s’inscrit dans cette tactique militaire visant à isoler les rebelles de la population. Au premier semestre 1997, la population regroupée était de 350 000  personnes. A partir du deuxième trimestre 1997, le gouvernement a décidé de démanteler les camps, et de renvoyer les paysans cultiver leurs parcelles. Mais, en détruisant les habitations et regroupant la population hutu, cette politique a accentué la ségrégation croissante entre les différents groupes ethniques et la "ghettoisation" territoriale. En effet, la plupart des Tutsi vivent aujourd’hui dans la capitale, "ethniquement purifiée" de la population hutu en 1995 ou dans des camps de déplacés protégés par l’armée et créés lors des massacres de 1993.

 

A chronology of population movements: A review by the United Nations Resident Coordinator: As a military strategy to regain control of rebel-held territory, the authorities forcibly regroup 250,000 civilians in Karuzi, Kanyanza and Muramvya provinces.

  Government resorted twice to "Regroupment" policy : "Former South African President Nelson Mandela, facilitator for the negotiations, condemned the regroupment sites as 'concentration camps.' "

1.B) Les camps de regroupements forcés au Burundi: un cas de crime contre l’humanité ? 

       Les camps de regroupements forcés au Burundi: un cas de crime contre l’humanité ? / Réflexion à une meilleure compréhension de la notion de « crime contre l’humanité »

Par E. MIHIGO / Bruxelles, Juin 2002


   Des Hutus "meurent en grand nombre" dans des camps au Burundi, selon une association
Anne PENKETH / AFP, NEW YORK (Nations Unies) 25.07.97
Des Hutus burundais regroupés par la force dans des camps "meurentr en grand nombre" de malnutrition, a affirmé jeudi le représentant d'une organisation humanitaire américaine à son retour d'une mision sur place.
Timothy Longman de Human Rights Watch affirme qu'il a pu vérifier la situation par lui-même en se rendant entre le 5 juin et le 3 juillet dans ces camps gardés par l'armée et situés dans des régions fermées auparavant aux visiteurs étrangers.
A la suite d'un coup d'Etat d'inspiration tutsie en juillet de l'an dernier, les autorités ont regroupé dans les provinces du nord quelque 350.000 personnes, en majorité des Hutus, selon des estimations de l'ONU.
Le gouvernement burundais a justifié la création de ces camps en affirmant protéger les Hutus des rebelles qui combattent le régime du président Pierre Buyoya. Mais pour M. Longman, "la réalité est que le gouvernement souhaite maintenir son contrôle sur la population".
Les Hutus qu'il a rencontrés se sont déclarés "prisonniers" et "otages". Les camps ne sont pas grillagés, mais gardés par des soldats surarmés. M. Longman a pu en voir dans cinq provinces qu'il a visitées.
"Il est évident qu'ils veulent rentrer chez eux", a-t-il affirmé dans un entretien avec l'AFP. "Des centaines de milliers de logements ont été détruits pour les maintenir dans les camps".
M. Longman a visité les provinces septentrionales de Bubanza, Karuzi, Kayanza et Muramvya, ainsi que celle de Bururi, la région du président Buyoya, dans le sud.
Il affirme que "les gens meurent en grand nombre de malnutrition dans les camps, où la typhoïde et le choléra ont fait leur apparition".
A Karuzi, des "adultes de 35 à 40 ans semblent en avoir 15, tellement ils sont décharnés. Beaucoup ont perdu leurs cheveux, leur peau et leurs cheveux ont blanchi. Plusieurs marchent avec des cannes. Certains sont en train de mourir de faim", a-t-il affirmé.
M. Longman estime le nombre des personnes dans ces camps entre 10.000 et 25.000.
Il a précisé que les agences humanitaires sont confrontés à un dilemme, car elles refusent de travailler dans ces camps pour ne pas cautionner la politique de regroupement du gouvernement.
Les Hutus sont maintenus dans les camps par la terreur. "Chaque nuit, les hommes participent à des patrouilles et doivent être comptés". Les manquants sont considérés comme rebelles et peuvent être abattus sans sommation. Les violations du couvre-feu sont punies par des passages à tabac ou des amendes.
Le "travail forcé" est en vigueur. "Les soldats affectent les Hutus à la corvée de l'eau et les obligent à leur donner leurs récoltes", selon M. Longman, qui a précisé qu'il a pu parler avec les Hutus seulement lorsqu'ils travaillaient dans les champs durant la journée, car ils avaient trop peur de parler à l'intérieur des camps.
Il a également rencontré des membres des professions de santé, ainsi que des hommes politiques de l'opposition, qui ont accusé le gouvernement d'avoir créé "des camps de concentration".
Selon lui, le gouvernement l'a autorisé à voyager librement pour montrer à l'opinion publique internationale qu'il n'y a plus de massacres à grande échelle dans ce pays qui connaît une crise interethnique depuis 1993.
Mais, a-t-il ajouté, des informateurs lui ont affirmé que des tueries se produisaient encore.
L'indignation soulevée dans le monde par les pratiques du gouvernement ont empêché la construction de nouveaux camps depuis mars dernier, a indiqué M. Longman.
Le Conseil de sécurité avait exigé le 17 juillet dernier la fermeture rapide des camps.

 

BURUNDI : VIDER LES COLLINES - Camps de regroupement au Burundi (Human Rights Watch, JUIN 2000)

Le déplacement forcé des civils

Le gouvernement burundais a très sérieusement violé le droit international humanitaire en forçant quelques 350.000 personnes à quitter leurs maisons et en les gardant dans des camps où elles souffraient à cause des conditions misérables de vie, certains parmi eux pendant dix mois. L’article 17 (1) du Protocole II interdit un tel déplacement délibéré des civils sauf pour leur sécurité ou si des raisons militaires l’exigent.157

Les combats dans Bujumbura-rurale s’étaient intensifiés pendant les mois qui ont précédé la décision de regroupement, mais la population Hutu courait plus de risque des forces armées burundaises que des insurgés. Le risque de danger n’était pas assez significatif pour exiger la détention des habitants dans des camps et pouvait être minimisé si le gouvernement burundais avait insisté à ce que les membres des forces armées burundaises s’abstiennent d’attaquer la population civile. La résidence forcée dans les camps a exposé les personnes déplacées à un certain nombre d’autres exactions par les forces armées burundaises ainsi qu’à une probabilité de mourir de maladie et de malnutrition plus élevée que si elles étaient restées chez elles. Dans ce sens, le regroupement a en réalité réduit la sécurité des habitants des camps.

Pour déterminer si le regroupement est justifié par “l’exigence des raisons militaires”, la source la plus autorisée dans l’interprétation du Protocole est son commentaire qui stipule:

Les raisons impératives militaires ne peuvent naturellement pas se justifier par des motifs politiques. Il serait, par exemple, interdit de déplacer une population aux fins d'exercer un contrôle plus effectif sur un groupe ethnique dissident.

Les Hutu de Bujumbura-rurale constituaient une base sociale pour les FNL, et les autorités burundaises les a en effet déplacés pour exercer un contrôle plus étroit sur eux, une raison politique spécifiquement exclue par le Commentaire. Certains habitants de cette province avaient fourni nourriture et logement aux combattants des FNL--volontairement ou sous la contrainte--et avaient ainsi soutenu leurs activités militaires. Mais cette assistance n’était pas essentielle à leur combat pour l’utiliser à justifier son interruption comme une raison militaire “impérative”.

L’article 17 stipule aussi que toutes les mesures possibles doivent être prises pour que la population civile soit accueillie dans “des conditions satisfaisantes de logement, hygiène, santé, sécurité et alimentation” aux endroits où elles ont été dirigées. Comme il est clair à partir des informations présentées plus haut, les autorités burundaises n’ont pas pris de dispositions pour assurer des conditions satisfaisantes, même pour les personnes déplacées longtemps après la décision initiale de regroupement.  

Déplacement interne et transferts de population (U.S.Comity For Refugees, Rapport 2000.)

Du fait d'années de violence et de politiques de transferts de population, plus de 800.000 Burundais se trouvaient déplacés à l'intérieur même du Burundi, dont au moins 350.000 personnes depuis la seule année écoulée.

Trois types de situation distincts coexistaient au Burundi: plus de 200.000 personnes, principalement des Tutsis originaires de zones rurales, vivant depuis six ans dans des camps spéciaux protégés par l'armée gouvernementale et des milices armées; un nombre incertain de Hutus (probablement des dizaines de milliers) déplacés depuis plus ou moins longtemps dans des zones rurales ou campements de fortune; et près de 350.000 Hutus contraints par le gouvernement à habiter des camps dits «de regroupement».

Les autorités burundaises ont opéré deux grandes vagues de déplacement de population. La première se déroula en 1996-98, lorsque le gouvernement regroupa au moins 250.000 Hutus dans 50 camps au travers du pays. Certains observateurs estiment même qu'il s'est agit de quelque 800.000 personnes. La plupart de des camps de regroupement fermèrent en 1998, permettant à leurs occupants de regagner leur domicile.

La seconde vague de regroupement forcé eut lieu fin 1999. A la suite d'avancées rebelles près de Bujumbura, les autorités contraignirent près de 350.000 Hutus de la capitale et ses environs à se rendre dans environ 50 lieux de regroupement. Les trois quarts de l'ensemble de la population de la province rurale de Bujumbura y séjournaient ainsi lorsque l'année s'acheva.

Les autorités gouvernementales expliquèrent qu'il s'agissait là d'une mesure temporaire visant à protéger la population civile ainsi que de priver les forces rebelles de soutien logistique dans les zones rurales. Les responsables burundais poussèrent les organisations humanitaires internationales à approvisionner les camps en rations alimentaires et en eau ainsi que d'y assurer l'hygiène publique et le suivi médical. Le président burundais Pierre Buyoya se rendit dans plusieurs de ces lieux en octobre et déclara que les conditions y étaient meilleures que ce qu'avaient rapporté les organisations humanitaires. La situation dans les camps de regroupement n'était «pas dramatique», assura-t-il.

Au moins six personnes cherchant à quitter un lieu de regroupement, ou se plaignant des conditions de vie, auraient été abattues par les soldats gouvernementaux. Et 36 autres furent exécutées près d'un camp de regroupement en octobre. Les soldats auraient par ailleurs tué 15 rebelles présumés qui tentaient de s'infiltrer dans l'un des camps. Les occupants des camps furent également régulièrement soumis à des travaux forcés.

La communauté internationale condamna la politique burundaise de transfert de population. Le gouvernement des Etats-Unis déclara que les camps de regroupement étaient «propices non seulement aux épidémies mortelles mais aussi à l'émergence de forces de résistance et d'opposition» au gouvernement. L'Union Européenne déplora «les violations de droits de l'homme, les pertes en vies humaines et la destruction de biens accompagnant les opérations de regroupement» et appela les autorités burundaises à mettre un terme à sa politique de transfert de population.

En décembre, les gouvernements de la région appelèrent le Burundi à «démanteler immédiatement tous les camps de regroupement». Le groupe rebelle principal du Burundi qualifia les lieux de regroupement à des «camps de concentration de style nazi» et exigea qu'ils soient démantelés avant tout pourparler en vue d'un cessez-le-feu.

Un certain nombre de familles déplacées avaient été prévenus quelques jours à l'avance, mais des milliers d'autres furent transférées sans avertissement dans les camps, dépourvues de tous leurs biens. La communauté humanitaire exprima sa préoccupation face à la probable disette de l'an 2000 du fait de l'éloignement forcé d'agriculteurs de leur ferme.

Les camps de regroupement manquaient d'abri adéquats, d'eau potable et de toilettes. «Beaucoup dorment à la belle étoile, et il fait froid dans ces régions élevées», observa un responsable du Programme Alimentaire Mondial en octobre.

Refugees International indiqua que les camps étaient de plus fortement surpeuplés et que les cas de malnutrition s'y multipliaient. Vingt pourcent des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition dans certains camps de regroupement. Selon un rapport de presse non vérifié, plus de 200 personnes y mourraient chaque semaine du choléra, de la dysenterie et de malnutrition.

Les organisations humanitaires internationales eurent bien du mal à concilier l'approvisionnement nécessaire des camps de regroupement et le souci de ne pas faciliter la politique de transfert forcé de population du gouvernement burundais. Une organisation, Médecins Sans Frontières, décida de se retirer des camps tout en reconnaissant que les conditions «y demeurent bien en-deçà du minimum vital».

En raison des mesures prises durant le dernier trimestre de l'année afin de protéger son personnel, l'ONU ne bénéficia pas d'une présence directe dans les camps de regroupement. D'autres organisations humanitaires continuèrent de fournir vivres, vaccins et secours d'urgence tout en se plaignant que plus d'une douzaine de lieux de regroupement demeuraient inaccessibles à leurs camions.

En plus des près de 350.000 Burundais vivant dans ces camps de regroupement, des centaines de milliers de personnes demeuraient déplacées à l'intérieur du pays, dans d'autres lieux pour personnes déplacées ou de leurs propres moyens.

La violence régnant dans la province de Makamba du sud du Burundi déplaça 30.000 personnes en janvier et força des dizaines de milliers d'autres personnes à demeurer en exode au long de l'année. De nombreuses familles nouvellement déplacées dans la province de Makamba trouvèrent refuge dans des écoles ou autres bâtiments municipaux.

Les autorités gouvernmentales démantelèrent trois camps pour personnes déplacées à Bujumbura en octobre sous prétexte qu'ils posaient un danger public. Les 13.000 personnes qui y logeaient rentrèrent chez elles ou trouvèrent refuge ailleurs.

Tout comme les années précédentes, les Burundais en exode constatèrent à leurs propres frais que les camps étaient vulnérables. Un raid rebelle tua dix personnes déplacées en janvier, au sud-est du Burundi. D'autres attaques par les forces rebelles contre des lieux abritant des Tutsis firent 18 victimes en novembre, dans les provinces de Kayanza au nord et de Rutana au sud du Burundi. Il est fort probable que bien d'autres tels incidents eurent lieu sans être rapportés par la presse.

Seulement 12 pourcent de l'ensemble des Burundais déplacés à l'intérieur de leur pays disposait d'eau potable, et seulement 40 pourcent de cette même population avait accès à des latrines aux normes sanitaires minimales, selon un rapport de l'ONU de novembre. Nombre de lieux pour personnes déplacées ne fournissaient que cinq litres d'eau quotidiens par personne, soit un quart de la quantité généralement considérée comme nécessaire aux besoins d'hygiène et de santé.

Malgré les transferts de population massifs au Burundi, un petit nombre de familles déracinées purent regagner leur domicile durant l'année, dans des zones considérées comme moins dangereuses. Les organisations humanitaires aidèrent à la reconstruction ou réhabilitation de près de 4.000 habitations de réfugiés et personnes déplacées ayant effectué le voyage de retour.

 

Camps de la mort au Burundi
De son côté, Pierre Buyoya dirige le pays par décrets-lois après avoir aboli la Constitution qu'il avait lui-même présentée au suffrage du peuple en mars 1992. Aujourd'hui, ce pouvoir acculé à la défensive et pour retirer le soutien populaire dont bénéficie le CNDD, déplace des centaines de milliers de Hutus dans des « camps » où sans nourriture, sans soins, et touchés par les maladies infectieuses, ils tombent comme des mouches. Selon certaines sources 800.000 personnes sur une population estimée à 5 millions d'individus ont été ainsi condamnées à l'exil intérieur et vouées à une mort certaine.A n'en point douter il s'agir de véritables "camps de la mort» qui ont été érigés par le pouvoir. Un tel instrument couplé à une volonté politique d'extermination, cela s'appelle un génocide. Il ne faut pas tergiverser sur les mots.

 

DROIT DE L'HOMME AU BURUNDI Camps de concentration au Burundi :  Il faudrait réfléchir au sujet du travail du JRS dans les camps où le  gouvernement a déplacé ses propres ressortissants. 
Cela nous permettrait d’accompagner les déplacés dont personne ne s’occupe.Les conditions de sécurité à l’intérieur des camps ont amené les organisations internationales à réduire leur personnel. Depuis que deux de ses membres ont été assassinés dans la province de Rutana, en 1999, les Nations Unies ont limité leurs activités au Burundi. La politique de regroupement a des conséquences néfastes: la nourriture fait défaut, les maisons des personnes déplacées sont pillées parfois par les militaires eux-mêmes. Suite à la demande faite au gouvernement concernant le démantèlement des camps, un certain nombre d’entre eux ont été fermés depuis février. Mais les personnes regroupées dans les autres sites ont peur des attaques nocturnes. Les rebelles qui ont infiltré les camps menacent de lancer des attaques contre les populations qui rentreraient chez elles. "Certains camps seront démantelés mais à leur arrivée, les personnes trouveront leurs maisons détruites. Et même si elles rentrent, il faudra leur fournir de la nourriture pendant quatre mois, jusqu’à la récolte prochaine" a déclaré un membre du JRS.

 

 

1.B Les Responsables de la politique de regroupement forcée :

Ce qui parait assez désolant c'est de voir les membres des gouvernements  qui se sont succédés pendant cette période de 1996 à novembre 2001, continuer à  siéger dans les institutions   prestigieuses du Pays et voyager; en se faisant passer pour des "Hommes" ou des "Femmes" intègres /propres alors qu'ils ont des crimes sur la conscience.

- Voici le Gouvernement BUYOYA qui a fait suite au Putsch du 25/07/1996 (condamner unanimement au niveau international) et responsable de la politique de regroupement forcée ou des camps de concentration au Burundi

NOMS

FONCTION

Pierra BUYOYA PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE  (1996)
Pascal-Firmin NDIMIRA  PREMIER MINISTRE (1996)
Epitace BAYAGANAKANDI
Lieutenant-Colonel
MINISTRE DE L'INTERIEUR ET DE
LA SECURITE PUBLIQUE  (1996)
Eugene NINDORERA  MINISTRE DES REFORMES
INSTITUTIONNELLES  (1996)
Luc Rukingama Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération 
Gervais Rubashamuheto Ministre de la Justice
Firmin Sinzoyiheba Ministre de la Défense Nationale:
Evarist Minani Ministre de la Planification du Développement et de la Reconstruction
Pierre Bambasi Ministre du Développement Communal

Anne Bariyuntura

Ministre de la Réinsertion et à la Réinstallation des Déplacés et des Rapatriés
Bernard Barandereka Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
Damas Ntiranyibagira Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage
Gerard Nibigira Ministre des Finances
Monique Ndakoze Ministre de la Fonction Publique
Nicéphore Ndimurukundo Ministre de l'Education et de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation des Adultes

Barnabé Muteragiranwa

Ministre du Travail, de l'Artisanat et de la Formation Professionnelle
Christine RUHAZA

Ministre des Droits de la Personne Humaine, de l'Action Sociale et de la Promotion de la Femme

Samuel Bigawa

Ministre de l'Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique
Bonaventure Gasutwa Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture
Pierre-Claver Ndayicariye Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement
Pascal Nkurunziza Ministre des Travaux Publics et de l'Equipement
Léonce Nsinzikayo Ministre des Transports, Postes et Télécommunications :
Léonidas Havyarimana

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Chargé de  la Coopération

Vénérand Nzohabonayo

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique Chargé de la Sécurité Publique

Docteur Juma Mohamed KARIBURYO.

Ministre de la Santé Publique 

Frédéric Nzabampema Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme

 

- Président de la République : M. Pierre BUYOYA  (25.07.96)  - Gouvernement du 12 juin 1998  - Remanié le 11.01.00

NOMS

FONCTION

Premier Vice-Président M. Frédéric BAMVUGINYUMVURA
Deuxième Vice-Président M. Mathias SINAMENYE
Ministre des Relations extérieures et de la Coopération M. Séverin NTAHOMVUKIYE
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique Colonel Ascension TWAGIRAMUNGU
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux M. Thérence SINUNGURUZA
Ministre de la Défense nationale Colonel Cyrille NDAYIRUKIYE (11.01.2000)
Ministre de la Planification, du Développement et de la Reconstruction M. Léon NIMBONA
Ministre du Développement communal et de l'Artisanat M. Denis NSHIMIRIMANA (11.01.2000)
Ministre à la Réinsertion et à la Réinstallation des déplacés et des rapatriés M. Pascal NKURUNZIZA
Ministre chargé du Processus de Paix M. Ambroise NIYONSABA
Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement M. Jean-Pacifique NSENGIYUMVA
Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage M. Salvator NTIHABOSE
Ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Formation professionnelle M. Emmanuel TUNGAMWESE
Ministre des Finances M. Charles NIHANGAZA (11.01.2000)
Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme M. Joseph NTANYOTORA (11.01.2000)
Ministre de l'Education nationale M. Prosper MPAWENAYO
Ministre de l'Action sociale et de la Promotion de la femme Mme Romaine NDORIMANA
Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture M. Gérard NYAMWIZA
Ministre de la Santé publique Docteur Stanislas NTAHOBARI (11.01.2000)
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement M. Luc RUKINGAMA
Ministre des Travaux publics et de l'Equipement M. Gaspard NTIRAMPEBA (11.01.2000)
Ministre des Transports, des Postes et des Télécommunications M. Cyprien NBONGABA (11.01.2000)
Ministre des Mines et de l'Energie M. Bernard BARANDEREKA
Ministre des Droits de la personne humaine, des Réformes institutionnelles et des Relations avec l'Assemblée nationale M. Eugène NINDORERA

2. Today in 2002, this camps still exist :

 

A) Visualisation

 

B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort

 

C) Commentaires

 


 

 

 

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B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort

B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort  

 

 

REPORTAGE   1 

Burundi : camps d'enfermement
un grand reportage de Ettore Malanca

 


©www.amnistia.net


Burundi : camps d'enfermement
un grand reportage de Ettore Malanca

Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!


Depuis sept ans une guerre civile ravage le Burundi. Le pays est gouverné par le président Pierre Buyoya dont le régime assure les pleins pouvoirs à la minorité tutsi. Cette ethnie qui ne représente que 14% de la population détient pratiquement tous les postes clés et notamment elle contrôle l'armée. Du côté tutsi cette répartition inégale du pouvoir - les Hutus représentent 85% de la population - s'apparente à une véritable assurance-vie. Il suffit de regarder ce qui s'est passé en 1994 dans le Rwanda voisin, et se souvenir que 800.000 Tutsis y furent massacrés en trois mois par les partisans fanatiques du Hutu Power.
Ce fut un génocide.

Le reportage photographique que nous publions illustre ce qui se passe de nos jours au Burundi. En six mois l'armée burundaise, tutsi, a en effet enfermé plusieurs centaines de milliers de paysans hutu, dont 300.000 venant des environs de la capitale Bujumbura, dans des "sites de regroupement". Les raisons évoquées par le gouvernement tutsi reposent sur la nécessité de couper les vivres et les bases aux rebelles hutus et donc d'éviter un nouveau massacre de la population tutsi. Cette menace est bien réelle.

Vous avez sous les yeux le témoignage de la vie dans les camps. Il en existe 350 dans tout le pays. Environ 800.000 Hutus y sont enfermés dans des conditions tragiques: famine, épidémies, choléra. Le taux de mortalité est énorme. Voici donc à quoi aboutissent les si détestables politiques de clivage ethniques.

En mars 2000, Ettore Malanca s'est rendu dans les camps de Kabezi, Kavuma, Karenzi, Rushubi, Mugendo. Témoignage.



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Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!



photos: ©Ettore Malanca

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REPORTAGE   2 

JRS ALERTS   

JRS home

Burundi

(1)

Rebel attacks and army retaliation in Burundi, particularly in Bujumbura Rural, have intensified since August 1999, and the government claimed that its forced displacement policy was carried out for the safety of the people.

(2)

One of the 58 "regroupment"camps set up by the Burundi government to house some 340,000 people forcibly displaced from their homes since September, ostensibly for their protection.

(3)

Children living in one of the regroupment camps. Health assistance and sanitation facilties are severely lacking in the camps which have inadequate and unclean water. Cases of cholera, pneumonia and malnutrition among the children have been reported

(4)

"When we arrived here, there was nothing. We had to construct our huts with banana leaves and plastic sheeting distributed by an aid organisation. Medicines, blankets and latrines are what we need right now" - a man living in one of the regroupment sites

(5)

Appalling living conditions prevail in the camps, and there is a pressing food shortage. The people held in the camps are not allowed sufficient time to cultivate their fields and to prepare crops for sale on the market. Food prices have shot up as a result of the scarcity.

(6)

Speaking to parties to the Arusha peace talks on 18 January, newly appointed mediator, Nelson Mandela, said of the people living in the camps: "Their condition is an indictment against each and every one of you."

(7)

UN secretary-general, Kofi Annan, recently reiterated his opposition to the Burundi government's regroupment policy, warning of a "humanitarian catastrophe".

(8)

The Burundi government has come under fire from church and political leaders worldwide for its regroupment policy which has created "real places of death", as the president of the National Bishops' Conference of Burundi described the camps.

© 1999 (last updated: 24 January 2000)

 

 

 

AGnews

©AG news 2002

Burundi's fenceless concentration camps

ELECTRONIC MAIL&GUARDIAN

July 18, 1997

Burundi's fenceless concentration camps


Burundi's military regime has herded hundreds of thousands of Hutu peasants into camps to keep them from helping Hutu rebels. There are no fences around the camps ... just the threat of a bullet for any who dare walk away.


CHRIS MCGREAL in Nyarurama, Burundi


AMELIE MUVUNI is not a prisoner in the conventional sense. There is no fence to keep her confined to the squalid, overcrowded hillside camp she was herded into by Burundi's army.

But were she not to be found in her makeshift shelter at dusk, Amelie could not count on her age and infirmity to save her from a bullet.

"They made us come here," she said. "They tell us it is for our own good, but they do not treat us well. They beat us and they kill people."

Burundi's Tutsi-led military government has forced hundreds of thousands of Hutus into camps dotted across the country. The authorities call it "regroupment" aimed at separating the majority Hutu peasant population from rebels battling the overwhelmingly Tutsi army and targeting civilians.

Critics - including the Hutu party driven from power by President Pierre Buyoya's military coup a year ago - call them concentration camps. The United States has demanded their closure.

In military terms, regroupment has borne fruit. In many areas the rebels are no longer able to shelter among the population or rely on it for support. Attacks in Kayanza province, where Muvuni is one of about 100 000 people in camps, have dropped sharply.

But the grandmother, aged 58, and her fellow internees are paying the price. Severely overcrowded, heavily guarded camps in four provinces have been hit by typhus and dysentery. Starvation has pushed up the death toll.

Hutus in the camps accuse the army of torture, murder and rape. Others report the systematic disappearance of hundreds of young Hutu men. And with whole communities driven out, the military embarked on a scorched-earth policy, destroying homes and crops, and killing those who remained outside the camps. The government says about 300 000 people are interned. Outside agencies believe the real figure is twice as high.

The military governor of Kayanza province, Colonel Daniel Nengeri, concedes that most of those in the camps went reluctantly. But he says they were also the target of attack from what the government calls "armed bands".

Nengeri said: "The population didn't ask to be re-grouped. The population has been regrouped for its own security. At first they didn't like it but they came to see it was for their own good. We want to separate innocent people from the armed bands so we could deal with them militarily."

Muvuni does not see internment as for her own good. "The army came to our commune and told us we had to go to the camp the next day," she said. "The soldiers said that anybody who was left in their homes was a rebel and they would kill them."

In the eastern province of Karuzi, the army behaved in a particularly brutal fashion. It swept across hillsides after the deadline for people to clear out had passed, murdering those remaining.

A couple working the field in front of their scorched home talked nervously. "The soldiers ruined everything," the man said. "They made us stay in the camp for weeks while they destroyed. They took all the young men from the roadside and the camp. We don't know what happened to them."

In the weeks after Muvuni and her family were herded into Nyarurama, they were not allowed to leave the camp, even to harvest crops. The military government was counting on foreign aid agencies to provide food and health care, but most were reluctant to collaborate with the incarceration.

Left to its own devices, and facing an international embargo, the government chose to spend its scarce resources on weapons. Malnutrition soared. With hunger came disease.

"There were some deaths," said Nengeri. "I don't know how many, but not catastrophic."

Health workers and camp internees say the number of people who died from disease and malnutrition runs into the thousands.

In some areas the government is now moving to dismantle the camps. One large camp has been cleared in Kayanza, and Nengeri said he hopes to empty them all by the end of the year.

Muvuni is not optimistic. "If they let me go, I have to build a new house. Who says the army won't come and destroy it again?"

Sites: http://www.mg.co.za/mg/news/97jul2/18jul-burundi.html

 

 

AGnews

 

 

 

 

 

 

Mandela visits 'concentration camps'

Tuesday, 13 June, 2000, 14:42 GMT 15:42 UK ,BBC News

Mandela visits 'concentration camps'
Hutus in the regroupment camp
Hutus in the camps have been kept in miserable conditions


Nelson Mandela has visited two refugee camps to the east of the capital, Bujumbura, on the second day of his visit to Burundi in his role as chief negotiator in the peace process.

He then travelled on to the central city of Gitega, where he was due to address a rally and stay overnight.

The regroupment camps, housing hundreds of thousands of Hutu civilians, have attracted international condemnation and the former South African president has previously called them "concentration camps".

Human rights groups say the conditions in the camps are deplorable.

The Burundian Government, who said the camps were set up to protect the civilians from rebel attacks, has begun closing them and promised to have them all shut down by the end of July.

Mr Mandela is also due to meet representatives of rebel groups, and see the Burundi army command.

Civil war erupted in Burundi in 1993, with several Hutu factions campaigning against the Tutsi-dominated government and army.

Detentions

On the first day of his visit, Mr Mandela met political prisoners in Burundi. He also held talks with President Pierre Buyoya.


Nelson Mandela
Mandela met Burundian political prisoners

He spoke to about 60 inmates in the main prison of the capital, Bujumbura, some of whom have been detained for seven years.

He told them that he had discussed the release of political prisoners with Mr Buyoya, who was in Johannesburg last week.

"If we are looking for peace here in Burundi, all the political prisoners have to be released," he said.

Several attempts to end the conflict since 1993 have failed.

During an earlier round of talks Mr Mandela angered the Tutsi political establishment in Burundi by comparing Tutsi domination to South African apartheid.

Breakthrough

But in a recent breakthrough in the peace process, Burundi agreed to equal representation for Hutus and Tutsis in the armed forces, which are at present overwhelmingly Tutsi-dominated.

This opened the way to the first face-to-face talks between the government and the main Hutu rebel group, which are due to take place next month.

Ugandan Prime Minister Apolo Nsimbambi will also take part in the current discussions between Mr Mandela and Mr Buyoya.

President Yoweri Museveni had originally been invited, but was unable to attend.

An estimated 200,000 Hutus and Tutsis have been killed in the civil war.

Sites: http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_788000/788855.stm

 

AGnews

Mandela proche d'obtenir la paix au Burundi ?
Mandela fait la paix
mardi 25 juillet 2000, par Marie-Claire Diop  


L'ancien président sud-africain espère que la guerre civile s'achèvera d'ici un mois. Plusieurs difficultés majeures restent cependant à résoudre.


Ils ne sont pas nombreux, ceux qui, tel Nelson Mandela, ont mérité avec autant de constance le prix Nobel de la paix qui leur fut un jour attribué. L'ancien président sud-africain, artisan d'une réussite politique unique dans l'Histoire africaine du XXème siècle, poursuit au Burundi une action diplomatique dont l'influence positive est exceptionnelle.

Pourtant Mandela est déçu. Il espérait obtenir, dès cette semaine, un cessez-le-feu définitif entre la rébellion hutue (ethnie majoritaire au Burundi) et le pouvoir tutsi du président Pierre Buyoya. Ce sera, sans doute, pour le mois prochain. Car le pas décisif a déjà été franchi : Jean-Bosco Ndayikengurukiye, leader des Forces de défense de la démocratie (FDD) qui dirigent la rébellion, a donné son accord à l'ex-président sud-africain pour rencontrer Buyoya et entamer les pourparlers de paix définitifs.

Camps de concentration

La guerre civile, désormais larvée, a causé la mort de 200 000 personnes au Burundi. Le plan de paix prévoit une période de transition de deux ans à trois ans, à l'issue de laquelle seraient organisées des élections démocratiques. Pendant cette période, un gouvernement provisoire sera constitué sur une base d'égalité entre hutus et tutsis. L'armée sera restructurée sur le même modèle.

L'un des derniers obstacles à la paix est la controverse sur les "camps de regroupement" mis en place par le pouvoir dans le but officiel de protéger les populations des attaques des rebelles. Des centaines de milliers de hutus résident dans ces camps que Nelson Mandela a décrit comme des "camps de concentration". Selon l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), des soldats burundais torturent et tuent des suspects dans ces camps, et violent des femmes qui y sont internées.

Le gouvernement aurait commencé, d'après la BBC, de fermer ses camps - comme il s'est engagé à le faire d'ici la fin du mois de juillet. Mais HRW estime, au contraire, que cette fermeture n'a pas eu lieu.

Sites: http://www.afrik.com/article671.html

 

 

 

 

AGnews

New concentration camps in the Rutana and Ruyigi provinces


New concentration camps in the Rutana and Ruyigi provinces


MISNA
Burundi
10.08.99


The situation is increasingly critical in the concentration camps set up in various areas of Burundi. Aside form those in the Rural Bujumbura province, our MISNA sources reported new camps in the Rutana and Ruyigi provinces (southern Burundi). The people, all of the Hutu ethnic group, are forced to live in these fenced off areas in subhuman conditions. A Burundian army officer - interviewed by MISNA (who will remain anonymous for security reasons) - declared that it is a strategy designed by the general staff to stop rebels infiltrating from nearby Tanzania. Despite strong disapproval from both the international community and the US State Department, Burundian authorities seem intentioned to continue sacrificing the defenceless civil population.


 

 

AGnews

SITUATION DE REGROUPEMENT DE LA POPULATION PAR L’ARMÉE BURUNDAISE DANS LA PROVINCE BUJUMBURA RURAL AU BURUNDI
EN DATE DU 24 SEPTEMBRE 1999.


SITUATION DE REGROUPEMENT DE LA POPULATION PAR L’ARMÉE BURUNDAISE DANS LA PROVINCE BUJUMBURA RURAL AU BURUNDI
EN DATE DU 24 SEPTEMBRE 1999.


Commune Collines regroupées Site de regroupement Nombre
1. KANYOSHA KAVUMU

SOROREZO

MUYIRA

BIGOMA

KIROMBWE

COGA

BUZIGE

RWEZA

BIGWA

RUYAGA

MBOZA

BUHONGA

KIYENZI


 
 

KAVUMU

  • Eglise Emmanuel
  • RUYAGA


 
 
 
 
 
 

  • Paroisse Buhonga
  • Kiyenzi ( Kamutwe)
  • Kinyankonge

 
 
  1.  
    1. (1 Décès)
  1.  
    1. ( 2 Décès)
  1.  
    1. ( 4 Décès)


 
 
 
 
 
 

20.585 ( 5 Décès)

3.574

1.940

2. MUTAMBU KIVUNGWE I

KIVUNGWE II

GOMVYI

BURIMA I

RUBANDA

BURIMA II

RUVYAGIRA

MUGERE

MUGENDO

MUSENYI

BUBANZA

MUKONKO


 
 
  • Chef Lieu
  • GOMVYI
     
     
    • CENTRALE 
  • MUGERE
     
     
     
     
    • MUKONKO

     
     

    + 15.000
     
     
     
     
     
     

    + 2.000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 10.000

    TOTAL I     104.965


     
     

    COMMUNE Collines regroupées Site de regroupement Nombre
    3. KABEZI MUBONE

    GITENGE

    KIMINA

    KIBANDA

    RUGEMBE

    KABEZI

    MASAMA

    MWANZA

    GAKUNGWE

    KIGARAMANGO

    MIGERA

    BERI

    GIHANGAZE

    BUHINDA

    GITWE I

    • MUBONE


     
     
     
     

    • RUBEMBE 
    • KABEZI


     
     
     
     
     
     

    • MUTUMBA
    + 8500
     
     
     
     
     
     

    + 5000

    + 6000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 3000

    4. MUHUTA BUSENGE I

    RUGOMBERO I

    SITWE II

    RUTOVU

    GITWE

    BUSENDE II

    RURENGO

    KIRASA

    TANKONI

    RUTONGO

    RUGOMBERO II

    • BUSENGE
  • (position militaire)
     
     
     
     
    • Mwita (rubuza)

    Position
     
     

    • Rutongo 
    + 6000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 4500 
     
     
     
     
     
     

    + 3000

    TOTAL 2     36.000


     
     

    COMMUNE  Collines regroupées Site de regroupement  Nombre 
    5. ISALE RUTEGAMA

    GISIGI 

    RUGARAGARA

    BIBARE

    CIRISHA 

    CARANKA 

    NYARUKERE

    MUZENGA

    RUBANDA 

    MBARE

    BUVUMBA 

    BUYIMBA 

    MATARE 

    SAGARA 

    KABABAZA 

    BUSHAKA 

    BENGA

    MBIRIRA

    • RUSHUBI


     
     

    • MUCUNGWE
    • KIBUYE 
    • MUBERURE
    + 15. 000
     
     
     
     

    8.000
     
     

    + 12.000
     
     

    + 5.000

    6.MUBIMBI BUTEZA 

    MATYAZO

    KAYASUBA

    MAGEYO 

    KIVUMU 

    MUBIMBI

    GISAGARA

    MUYABARA

    MUHORORO

    KARAMBIRA

    • MATYAZO


     
     

    • KARUGAMBA


     
     

    • MUBIMBI(centre)
    • KINAMA 
    + 15.000
     
     
     
     

    + 12.000
     
     
     
     

    + 17.000
     
     

    + 7.000

    TOTAL 3     91.000


     
     

    COMMUNE Collines regroupées Site de regroupement Nombre
    7. MUTIMBUZI KIREKURA I

    KIREKURA II

    TENGAI

    RUBIRIZI

    TENGAII

    NYABUNYEGERI

    • MARAMVYA
    • RUBIRIZI ( zone) 
    • TENGA (position)
    • NYABUNYEGERI 
  • (position)
  • + 4.500
     
     

    + 1500
     
     

    + 2000

    + 4000

    BUGARAMA MUGENDO

    BUGARAMA

    • MUGENDO
    • BUGARAMA
    + 3.500

    + 4000

    TOTAL 4     19. 500
    TOTAL 1 ,2, 3et 4    
     
     

    250. 965

    BESOINS
     

    1. ALIMENTATION
    2. SOINS DE SANTE
    3. EAU (Bidons)
    4. ABRIS (tentes, couvertures ….)

    N.B.

    La plupart des regroupés ne sont pas autorisés à récupérer leur bien et bétail , même à usage courant . Ils sont sommés de se rendre au centre de regroupement endéans un temps très court ( 20minutes ).

    Les habitations des regroupés sont pillées quasiment systématiquement . Les pilleurs parlent d’un nouveau DOUBAI.


    PAYS: BURUNDI
    SOURCE DU DOCUMENT: FRODEBU
    DIFFUSION AUTORISÉE: Great Lakes Press (GLP), http://pages.infinit.net/glp/index.htm

    Sites: http://pages.infinit.net/glp/documents/frodebu_002f.html

     

     

    AGnews

    Famine Threatens Controversial Burundi 'Regroupment' Camps

    Famine Threatens Controversial Burundi 'Regroupment' Camps

    Posted on Wed, 01 Mar 2000 12:53:39 GMT

    photoWritten by Stephanie Kriner, Staff Writer, DisasterRelief.org

    As the February deadline for planting crops passes, thousands of subsistence farmers and peasants remain cramped in overcrowded camps in Burundi. The controversial "regroupment" camps are part of a government initiative to separate civilians from Hutu rebels, who the Tutsi-dominated army has fought since 1993. After harsh criticism from the international community, the government has begun to free some of its sufferng civilians. But humanitarian workers warn that the camps can't be closed soon enough to avoid a famine.

    Map
    The "regroupment" camps are located in hillsides south of the Burundi capital of Bujumbura.
    Aid workers have described the conditions of the 57 camps as appalling with many residents, most of them subsistence farmers, suffering from hunger and disease. In most of the camps, which house a total of 350,000 people, farmers are barred from working their nearby plots.

    Others are allowed to till their land only three or four times a week. In addition, the military won't allow hungry camp residents to fish on Lake Tanganyika, fearing that fishing boats will be used to ferry rebels from neighboring Congo.

    Those farmers who are permitted to work in their fields have abandoned beans and peas, staple crops that normally sustain Burundi throughout the year. Instead, they are planting manioc and sweet potatoes, starchy vegetables that require less tending but also lack protein.

    Some camps are even off limits to aid workers, leaving the residents with no means to get food, medical care or clean drinking water. Scores of people confined in the camps, mostly women and children, die each day of malnourishment, dehydration and disease, aid workers say.

    The Burundi government has begun to dismantle the camps by sending some 2,000 people home. President Pierre Buyoya announced on Feb. 4 that the government would allow people at 11 of the camps, a total of 52,000 civilians, to return home by the end of March. But some wonder whether or not the government's promise is merely a political ploy to quiet international pressures to close the camps.

    The government said it will not disband more camps until security conditions permit — claiming the camps are meant to protect villagers from the civil war between the army and various Hutu rebel groups. Critics say the camps are meant to expose rebels hiding among the civilian population and to prevent civilians from helping the rebels.

    The camps have drawn harsh criticism from world leaders, including former South African president Nelson Mandela. The U.N. has called on Burundi to close the squalid camps, calling them a "breach of international humanitarian law."

    "The conditions here are clearly unacceptable," Francis Deng, U.N. special representative on internally displaced persons, told Reuters during a visit to Kabezi camp, where around 40,000 people reside in crowded conditions on hillsides south of the Burundi capital of Bujumbura. "Just the sheer concentration of so many people, the needs they have … It is not sustainable." Refugees
    A total of 350,000 people live in what humanitarian workers have described as squalid camps.

    Aid workers say that camp residents lack food, medical care and adequate shelter. The residents, herded into the camps in September, live in shacks made of banana leaves and plastic sheeting along the hillsides that surround Bujumbura. Most of the camps are inaccessible by relief workers because they are located in areas where ambushes of outsiders has become common.

    Even those who are allowed to leave the camps will need assistance, aid workers say. Many of their homes and fields were destroyed or looted by rebel forces. Many of the farmers are too weak or wary to tend to their land. Almost all of them have suffered five months without adequate food or medical care, while some complain that rebels and soldiers steal from their fields.

    Negotiations aimed at bringing peace to Burundi are underway with Mandela serving as a mediator. But optimism that the talks could bring about an end to the conflict have been tempered by complaints by Tutsi parties who have accused Mandela of bias and threatened to pull out of the negotiations.

    Refugees
    The Burundi government has begun to release some 52,000 people and has promised to free more.
    But even if the war were to end today, aid workers say the situation could take years to improve. In a report by the aid organization Action by Churches Together, a high-level government source said that despite the government move to dismantle the camps, the situation would not likely improve.

    "People could be moved from these camps to other camps, and if they do go home, what will happen? Their villages and fields have been looted," he said. "Even if the government started today, I believe it would take a year to dismantle all the camps."

    Aid agencies, who have struggled to reach the sick and hungry in Burundi's camps, are gearing up to continue offering humanitarian support long after the camps are fully dismantled. "The most important thing now is for the international community to help these people as they return. It is important to encourage the government and we need assistance to do that," Deng said.

    Sites: http://www.disasterrelief.org/Disasters/000218Burundi/


     

     

    AGnews

    Burundi: Building Concentration Camps.

    Saturday October 9th 1999, www.africanperspective.com

    Burundi: Building Concentration Camps.

    The military government of President Buyoya is doing something terrible to the Hutu people. It is holding them in collective farms that look more like concentration camps. It claims this is the best method of denying the Hutu rebels food supply and recruitment. The Hutu villagers are collected in groups and put in one camp. This is disrupting their livelihood and constitutes one of the biggest human rights abuses in this region. It interferes with their right to land and making a living without government harassment.

    So far about 260,000 Hutu civilians have been forced into these settlements by the Tutsi dominated army and government. This measure comes at the time when the civil war has intensified.

    Site: http://www.africanperspective.com/html36/AftW.html#atw2

     

     

     

    AGnews

     

    45,000 Burundians leave regroupment

    camps near Bujumbura

    Source: Agence France-Presse (AFP)
    Date: 9 Jun 2000

    45,000 Burundians leave regroupment camps near Bujumbura


    BUJUMBURA, June 9 (AFP) - More than 45,000 Burundians have left five regroupment camps in Kanyosha, on the outskirts of Bujumbura, an AFP journalist witnessed on Friday.

    They left their camps on Thursday, a day after Nelson Mandela, chief mediator in Burundi's peace process, announced that he had made a deal with Burundian President Pierre Buyoya for all internees to be freed from Burundi's regroupment camps by July 31.

    Shortly after the announcement, Burundi's Interior Minister Ascension Twagiramungu said some 150,000 people living in seven regroupment sites in Kanyosha, Kabezi and Isale, in Bujumbura rural province would leave on Thursday.

    About 900,000 Burundians who have been displaced by the civil war in the country have been living in the notorious camps, which have been condemned by the United Nations and described by Mandela recently as "concentration camps".

    Mandela, the former president of South Africa, said he and Buyoya had also agreed that the Burundian army would be restructured so it is made up in equal parts of members of the country's warring Hutu and Tutsi ethnic groups.

    ada/jlr/sw AFP

    Site: http://wwww.reliefweb.int/w/rwb.nsf/6686f45896f15dbc852567ae00530132/31af89377403aaafc12568f9004dbd1a?OpenDocument

     

     

     

    AGnews

    Burundi army rounds up civilians

    Thursday, September 30, 1999 Published at 02:05 GMT 03:05 UK - BBC News

    World: Africa - Burundi army rounds up civilians
    Hundreds of thousands of people have been displaced by the violence

    The army in Burundi has forcibly moved 260,000 civilians into makeshift camps in the past fortnight to clear the way for operations against rebels, according to United Nations officials.

    But reports say the displaced villagers face appalling conditions and people are dying every day.

    One priest described the sites as ''concentration camps'' and warned people would start ''dying like flies'' unless there was immediate help.

    The camps are all in the farming province which surrounds the capital, Bujumbura. Many have little or no water, few if any latrines and little shelter.

    The army says moving people to camps will help it track down Hutu rebels who in recent months have stepped up their attacks on the city.

    It says it is simply trying to protect the civilians from the violence or from getting caught in crossfire.

    But correspondents say it is widely believed that the real motive is to prevent them from feeding or sheltering the rebels.

    Harvest fears

    The UN's World Food Programme (WFP) says it is worried by reports indicating people are being prevented from leaving the camps.

    It is particularly alarmed that people may be denied access to their fields during what is now planting season for the next harvest.

    A priest at one camp site told the French news agency AFP he had seen thousands of people arrive over the last week.

    "They are living in inhuman conditions, with no water or medicine and with nothing to eat. At least five people die every day," he said.

    Burundi's civil war, which has claimed around 150,000 lives, pits an army dominated by the Tutsi minority against several Hutu rebel movements.

    Most of those who have been "regrouped" are Hutus, who represent some 85% of the total population.

    Church massacre

    Details of the crisis follow reports of an attack on a church on Sunday in which 30 Catholics were said to have been massacred by uniformed men.

    The gunmen opened fire on worshippers in Nyambuye, 55 miles (90km) from Bujumbura, according to the Rome-based missionary news service Misna.

    The government of Burundi has denied that any of its troops were involved.

    The government blames the recent upsurge in violence on Rwandan militia groups which it says are working alongside Hutu rebel organisations.

    The war began after the break down of a power-sharing agreement set up following the assassination of the democratically elected Hutu president Melchior Ndadaye.

    site: http://www.asyl.net/Magazin/Docs/Docs05/l4105bdi.htm

     

     

    AGnews

    CHOLERA DEATHS IN BURUNDI CAMPS

    AMNESTY INTERNATIONAL
    HEALTH PROFESSIONAL NETWORK

    Human rights information and web links for health professionals

    AI Bulletin No. 26, 21 December 1999 AI Index: ACT 84/26/99

    CHOLERA DEATHS IN BURUNDI CAMPS

    The authorities in Burundi say 47 people have died of cholera in the past week in one of the 'regroupment camps' near the capital, Bujumbura. Three other camps in the province are also known to have suffered cholera outbreaks. For the full article, see BBC News on 13 December: http://news2.thls.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_563000/563640.stm . The Mail and Guardian (South Africa), reports that some 800,000 Hutus are being held in "concentration camps" in Burundi, ostensibly as a security measure. Conditions for detainees are deteriorating. See http://www.mg.co.za/mg/news/99dec2/17dec-burundi.html

     

     

    AGnews

    800 000 held in Burundian concentration camps

    800 000 held in Burundian concentration camps

    Hutu detainees are fighting disease and hunger in concentration camps, while the Burundi army blocks attacks on the capital, writes CHRIS MCGREAL


    South Africa. December 17 1999 ,

     

    Kabezi camp

    Under guard: Soldiers in Kabezi camp watch over some of the 35 000 people detained around Bujumbura Rural


    JOSEPHINE Ntahuga fears her son is dead. He was among 350 000 Hutus herded by Burundi's army into dozens of camps beyond the capital, Bujumbura. Then he vanished.

    The army said he must have joined the rebels who have been waging a war against the government since Tutsi soldiers assassinated Burundi's first Hutu president, Melchior Ndadaye, in 1993.

    Ntahuga does not believe them. "I am not the only mother who is looking for her son. Where are they? We know it is easy to say they are rebels and kill them. They say those camps are for our own protection, so where are they?" she asked.

    In recent weeks almost the entire Hutu population of Bujumbura Rural -- the province that surrounds Burundi's capital -- has been driven into about 50 camps spread out on hilltops. Altogether, about 800 000 Hutus -- one in 10 of Burundi's population -- are held in camps across the country.

    The government says its "regroupment camps" are vital to combat an upsurge in attacks on Bujumbura, by depriving Hutu rebels of food and shelter in surrounding villages.

    The rebels have called the sites concentration camps. The Catholic Church has gone further, saying they are death camps and calling for them to be closed down immediately.

    Conditions in the camps are deteriorating and there are accusations that the Burundi army is targeting young Hutu men it suspects are sympathetic to the rebel cause.

    "At the beginning we saw a lot of young men, particularly in the camps around the city, because they worked in Bujumbura," said an aid worker who fears to talk openly. "We have noticed that some of them are gone. I don't know what happened to them but the young men you still see are really angry. You can see they want to fight this. I've seen a lot of displaced camps. Usually people in them are resigned, but not here."

    Kabezi is among the largest of the camps. It holds about 35 000 people crowded on two hillsides south of Bujumbura. It is not a prison camp in the strict sense. There is no fence. But Hutus have been told that anyone caught beyond the camp's boundaries without permission will be treated as a rebel -- a fate which amounts to a death sentence.

    Food is scarce. Water is increasingly precious even though the rains have come. Medicines are in short supply and malnutrition is evident.

    Many of Kabezi's residents can see their homes from the camp but are powerless to stop soldiers looting them. Some detainees have plastic sheeting, but many rely on shelters of branches and leaves.

    "There was no preparation at the camps," said an aid worker. "People were just rounded up in the middle of the night. There was lots of shooting. They were herded to the camps without time to collect their things. Families were split up. It was very harsh."

    Cholera has struck some of the camps in recent days. About 40 people have died of the disease in Ruziba. More than 100 cases have been reported in Kabezi, but foreign aid workers have managed to keep the death toll down to just two. In about half of the camps, however, residents are struggling on without aid. Little is known about conditions in these camps, and there is no record of the numbers of dead.

    The army says its prisoners are allowed home to harvest their crops, but the villagers say they are only allowed to leave the camps in groups so most get back to their fields just once or twice a week. It is enough time to harvest some vegetables but not to plant new crops, so in a few months they will be hit by an additional food crisis.

    The government calls criticism of its "regroupment" policy "untrue and defamatory propaganda". It claims it had no other choice but to take the "extreme and painful measure" of forcing people into camps to stop the "noose" of rebellion from tightening around the capital.

    The camps were prompted by a growing numbers of rebel assaults on Bujumbura. On independence day, July 1, rebels sealed off the city. Then came attacks on mostly Tutsi suburbs. In early September, about 30 people were burned alive in their homes. Extremist Tutsi militias then re-emerged to take their revenge on Hutus.

    Many diplomats believe that Burundi's military leader and President, Pierre Buyoya, reluctantly bowed to pressure from within his own army to force the Hutu population into the camps.

    A similar policy proved relatively successful in separating the general population from rebels in the north and east of the country three years ago. But there was a price to pay. Thousands died from disease and hunger in the camps. No one knows the real death toll, just as the number of young Hutu men disappearing from the latest camps stays hidden.

    But accounts of killings are emerging. Human rights groups accuse the army of murdering about 35 people at the Kibembe camp. The army admits a soldier in Ruyaga shot 11 people in one night and says he was arrested. Some of the camps are sealed off for several days for "military operations".

    The camps have also come under attack by Hutu rebels. Ten people were killed during an assault on Mubimbi. The army implicitly admitted problems in some areas after shutting off Kavumu because its 16 000 detainees "do not want to listen to the authorities" amid an apparent revolt.

    Large parts of Bujumbura were ethnically cleansed of Hutus by the mostly Tutsi army three years ago. It has left the city's Tutsi population in a majority. One businessman, Nicodemus Kimenzi, said the city's residents lived in fear of extermination, particularly after the genocide in neighbouring Rwanda.

    "There is nothing wrong with the camps. It is good for Bujumbura because now the rebels cannot hide among the people in the hills and attack. It was very bad here. People were dying. The people in the camps are well looked after and being protected from the rebels. We have no choice if we are to defend ourselves," he said.

    The camps pose a dilemma for aid agencies, with workers risking being accused of collaborating with the detention of Hutus if they help look after the detainees. One agency, Médecins sans Frontières has pulled out, and the United Nations left after two of its foreign officials were killed, probably by rebels. Other organisations, notably Catholic Relief and various medical charities, have stayed on.

    The government has poured scorn on aid agencies that either hesitate to work in the camps or complain that many are inaccessible. Cabinet ministers were shown on television making the long climb to remote camps before denying that they were inaccessible. But the agencies say climbing a hill is one thing. Delivering water and food is another.

    -- The Mail & Guardian, December 17 1999.

    site: http://www.mg.co.za/mg/news/99dec2/17dec-burundi.html

     

     

    AGnews

    "Soldiers forced people to head for these regroupment sites by firing in the air."

    H.R.W.

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    Burundi: Government Forcibly Displaces Civilians  Français
    Over 30,000 "Regrouped" With No Humanitarian Access Allowed
    (New York, June 4, 2002) Burundian army soldiers forced more than 30,000 civilians from their homes in Ruyigi province in eastern Burundi in late April and early May, Human Rights Watch said today. Burundian authorities have refused to allow humanitarian aid groups to provide assistance to the displaced persons, who are suffering from malnutrition and disease.

     

     
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    HRW Press Release, July 19, 2000

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    HRW Press Release, April 8, 1998



    "Soldiers forced people to head for these regroupment sites by firing in the air."

    Alison Des Forges
    Senior Advisor to the Africa Division of Human Rights Watch


     
    "Soldiers forced people to head for these regroupment sites by firing in the air," said Alison Des Forges, Senior Advisor to the Africa Division of Human Rights Watch. Authorities call the camps "protection sites" and say they were created at the request of the people. "Camp residents protest that they had no voice in this and want only to go home," said Des Forges.

    Beginning on April 27, soldiers ordered civilians to move immediately to the sites and refused to allow those caught at the market or on the roads to return home to get basic necessities. Authorities provided no shelter, food, water, or sanitation facilities at the sites, in violation of article 17 of the Additional Protocol to the Geneva Conventions. After spending one night outside in a cold rain, the displaced persons built temporary shelters the next morning.

    Authorities have excluded aid workers, saying the area is "insecure." Rebels of the Forces for the Defense of Democracy (FDD), fighting the Burundian government for the last seven years, make frequent incursions into eastern Burundi from bases in neighboring Tanzania.

    Representatives of United Nations agencies were permitted to visit the camps for the first time yesterday in the company of government officials. They reportedly reached agreement on a safe corridor for the delivery of humanitarian assistance to begin later this week.

    Authorities also excluded the press and in early May detained two journalists from a national radio station when they attempted to enter one of the camps. After releasing the journalists, authorities warned them not to try to return to the camp.

    According to camp residents, they are allowed to leave the sites one or at most two days a week which is not enough to allow them to care for their fields and seek supplies at home.

    Camp residents accused the military of beating and torture, arbitrary arrests, and prolonged detention in communal lockups. They say the soldiers raped and otherwise assaulted women in the camp. They declared that soldiers force civilians to carry supplies into combat and gave the example of a young man wounded by gunfire in the course of such service.

    Soldiers have transformed the Nyabitsinda hospital into a military barracks, forcing the patients out and making it unlikely that sick persons will seek help there. They reportedly used chairs and benches from the local school as firewood to cook goats stolen from local people.

    Since 1993 the Burundian army has been fighting the FDD and the National Liberation Front (FNL). In an effort to squash local support for the rebels, military have in the past forcibly regrouped the civilian population. This has caused considerable international protest and has bought the military apparently little strategic gain.

    A new government of transition, installed in November 2001, created power sharing among the political parties but did not bring an end to the civil war.

    "By forcibly displacing civilians, Burundian soldiers and officials have violated international humanitarian law," said Des Forges. "If the transitional government wants to gain credibility with the people of Burundi, it must break with such abusive practices and leave the people in their homes."

     

     

     

    AGnews

    Distress message from the populations confined in military positions in Bubanza


    Representatives
    Bubanza
    04.17.98


    Letter to the UN Secretary General


    His Excellency the Secretary General of the UN.


    Copies to:
    - UN Representative in Burundi
    - OAU Representative in Burundi
    - President Mwalimu Julius Nyerere, Mediator in Burundi Conflict
    - Major Pierre Buyoya, leader of the military junta in power in Burundi
    - President of the national Assembly
    - Diplomatic missions in Burundi
    - Representatives of the NGO's at work in Burndi
    - Religious Representatives
    - Presidents of Human rights leagues in Burundi
    - Governor of Bubanza Province


    Your Excellency,

    We the population of BUBANZA, forcibly confined in military positions by BUYOYA's army, wish to inform you of the inhuman treatments we are subjected to daily by the army and the administration of BUYOYA.

    1. As soon as a group arrives at the military position (led by members of that army), the military immediately separate physically able people and execute them directly , falsely accusing them of being members or supporters of CNDD-FDD

    2. In each concentration camp, groups of twenty to thirty military infected with the AIDS virus are organized with the mission to contaminate all the women and girls in the concentration camp.

    Following are some examples:

    - KARINZI:
    - 42 Children 5 to 15 years old.
    - 65 girls and women 16 to 60 years old
    - 19 Old women over 60 years old

    - KIRARI:
    All ages: 106

    - NAGITWE - MUSIGATI:
    All ages: 211

    - MUYEBE:
    All ages: 60

    - RUCE:
    All ages: 97

    - RUGAZI: Tout age confondu: 156
    All ages: 196

    We have learned from reliable sources that the treatment is the same in all concentration camps.

    3. Young people and men who escaped the first separation operation are confined in the same hut where they are left to starve.

    4. Many inhabitants of the concentration camps die with such diseases as cholera, dysentery and malaria, either because they are not treated or because they given wrong or outdated medications.

    5. In the concentration camps we are treated like savage beasts:
    - We are given deteriorated food;
    - We are denied any shelter against the sun and the rain;
    - We are daily beaten to the point some of us became crippled;
    - The girls and women are subjected to abortions;
    - We have no clothes, no blankets, no right ot elementary hygiene ( no washing, no toilets, we are forced to live in total promiscuity)
    - We are prevented from doing any work, including growing food.

    6. The military stir feud among us and organize us into militias to track down ourselves and our people outside the camps.

    7. We are used as ammunition carriers and human shields during attacks by FDD and the population that refused to go to the concentration camps.

    8. At night we are forced to patrol around the military positions. So we are the first t be hit when FDD's attack.

    9. We are obliged to bark like dogs when the military are attacked or when they ar attacking what they call "assailants"

    10. We are prevented from listening foreign radios such as BBC, FRI, The voice of America, Canal Afrique, etc. Any one who is caught is immediately executed. We are prevented from saying one word about what is needed for peace in BURUNDI.

    12. The concentration camps are practically transformed in to cemeteries, as those who are killed by the military and those who die with hunger or diseases are buried on the spot near huts known as " Blindes: Armored vehicles". As a result many people die heart-broken or are stricken with dementia.

    Current projects

    - BUYOYA is displacing the inhabitants of the concentration camps from near roads to hidden places away from the attention of observers of international organisations. Thus they join the concentration camps built in the KIBIRA forest where no food or any type of help reach the prisoners. Only the "displaced" (Tutsis sheltered away from the front lines) receive help the NGO's.

    Examples:

    * The concentration camp of MPANDA is moved to RUZIBA and NYARURAMBI and GATURA.

    *. The camp of MUZINDA is being moved to a wood in RUGAZI

    *. There is a concentration camp in the KIBIRA of NYARUZURU in MUSIGATI commune and another one in the KIBIRA of RUCE in RUGAZI commune, just to mention a few.

    What is even worse, in those concentration camps we are forced to dig holes 6m deep, 10 to 20m long and 1m wide, on each hill, under the pretense of protecting ourselves against the enemy (in reality they are used as mass graves).

    - The military, with help from administrators and their militias, continue to massacre all those who do not accept to go to concentration camps.

    - The inhabitants of the concentration camps are used as war prisoners in degrading tasks: looting for the military, carrying them our backs across rivers, catching for them girls and women that they rape with ferocity, growing crops for them, and destroying the fields of those who resist being forced into concentration camps.

    Your excellency, all the above shows that BUYOYA and his government perpetrate a genocide that has claimed the lives of 60,000 souls in BUBANZA since the implementation of the policy of confinement of populations around military positions. Those numbers represent only those for whom we know the burial place.

    Considering the level of the death toll, we send a distress message to the UNO and to the whole world to come and rescue those of us who still survive and await with despair our turn to die.

    We take this opportunity to inform you that the genocide currently taking place in BURUNDI has been designed so mischievously that it is hard to notice by those who are not subjected to it. It is not comparable to the one that took the lives of thousands of Rwandans in a short time. It s done very discretely and in many different ways. It is possible for example that we will get killed for denouncing those gruesome actions

    Looking forward to seeing that our distress message prompting from you a response that will prove salutary for us, we are, Your excellency,

    Yours respectfully.

    Signed by representatives of the population confined around military positions in BUBANZA province.


     

     

    AGnews

    Burundi camps 'too dire' to help


    Friday, 19 November, 1999, 18:51 GMT
    Burundi camps 'too dire' to help
    The camps are based around the capital Bujumbura

    The aid organisation Medecins Sans Frontieres has pulled out of the government "regroupment" camps in Burundi because conditions are so poor.

    The organisation, which has been providing medical relief to more than 50,000 civilians in three camps for the past two months, says it has been unable to make any headway in improving their situation.

    However, the United Nations World Food Programme is to resume food distribution in the camps following a five-week halt.

    The MSF moved in after about 300,000 mostly-Hutu civilians were forced from their villages into about 50 resettlement camps around the capital Bujumbura in September.

    The Tutsi-dominated government said the move, enforced by the army, was part of its efforts to crack down on attacks by Hutu rebels.

    MSF - Doctors Without Borders - agreed to provide emergency relief, but on Friday said conditions still fell below the "vital minimum" to prevent disease and malnutrition.

    Lack of water and shelter

    MSF said people in the camps had little access to healthcare and could not go to work in their fields. The camps were overcrowded, with insufficient drinking water and shelter, even though the rainy season was beginning.

    MSF also said that the regroupment camps had deprived the people of their most basic human rights, and were therefore "in complete opposition with the principles of the MSF charter".

    It also said fighting between rebels and government forces had prevented aid workers from travelling to the more remote camps.

    But it said it would continue its activities elsewhere in Burundi and would be prepared to intervene "in case of epidemic emergencies".

    Aid workers shot dead

    The UN WFP handouts were halted after two aid workers were shot dead while visiting a regroupment camp in Rutana, 90 miles southeast of the capital.

    WFP said that although it opposed the regroupment of civilians, the food was urgently needed.

    It has made new arrangements with other organisations to provide the aid, pending a full lifting of the suspension of UN activities in Burundi.

    At least 250,000 people have died in Burundi since 1993, in fighting between the army and the rebels.

    Hutus make up the vast majority of Burundi's population of 6.5m, but Tutsis dominate the government and army.

    The authorities established the regroupment camps in the belief that the rebels, who recently stepped up their attacks in and around the capital, use the villages to hide behind

     

    AGnews

    UN alarmed over Burundi camps


    Saturday, November 13, 1999 Published at 13:47 GMT


    World: Africa

    UN alarmed over Burundi camps

    The UN is calling on Burundi to close camps

    By Chris Simpson in Kigali

    The United Nations Security Council has warned of a serious humanitarian crisis in Burundi.

    At a meeting in New York, the Security Council highlighted the food and health problems experienced by hundreds of thousands of villagers forced into recruitment camps as part of a government counter-insurgency campaign.

    The Security Council said that the Burundian Government had to stop its policy of "forced regroupment", arguing that the dozens of camps set up in the west of the country should be dismantled and their residents allowed to return home.

    'Deplorable'

    The UN Assistant Secretary-General for Political Affairs, Ibrahima Fall, described the health and food situation inside the camps as "deplorable". He said relief organisations now had no access to the more than 300,000 people re-settled by the government.

    The Burundian Government is highly unlikely to comply with the UN's request. Both ministers and military commanders remain adamant that the camps are there to protect the population from raids and attacks by Hutu militia groups engaged in a long-running guerrilla war against the government.

    A military spokesman in Burundi said that the international community should be condemning rebel groups which had a genocidal agenda, rather than criticising a government trying to look after its people.

    The spokesman added that the rebels posed no serious threat, with the government's military position stronger than ever before.

    Peace settlement unlikely


    [ image: Julius Nyerere: a force for peace]
    Julius Nyerere: a force for peace
    As the war continues, the chance of a peace settlement seems increasingly remote.

    The death of former Tanzanian President Julius Nyerere has robbed the Burundian peace process of its main mediator.

    Various other African elder statesmen have been mentioned as possible peace brokers but no obvious willing candidate has so far emerged.

     

    AGnews

    Mass expulsion from Burundi camp


    Thursday, October 21, 1999 Published at 14:37 GMT 15:37 UK


    World: Africa

    Mass expulsion from Burundi camp



    By the BBC's East Africa correspondent, Martin Dawes

    An estimated 11,000 people are being forcibly moved by the Burundian army from a camp run by an American missionary in the capital, Bujumbura.

    Johnson's Camp was a haven for many people displaced by the country's ethnic-based conflict.

    Early on Thursday, troops and police ordered that homes be dismantled and from all around came harsh metallic sounds as corrugated iron sheets were salvaged from homes and thrown on to the ground.

    Streams of people carrying their possessions as best they could left the camp, while armed paramilitary police and troops stood by.

    One woman said they had been told to "go back to the place they had come from".

    She herself had been in Johnson's Camp for five years ever since, she said, the trouble started.

    International criticism

    The Tutsi-led Burundian government has alleged that Johnson's Camp has been harbouring Hutu rebels.

    It's thought that the army brought forward a planned evacuation of Johnson's Camp because of shootings close to the capital over the past two nights.

    The minister of defence, Colonel Alfred Nkurunziza, said that people from the camp would be going to prepared areas where their homes would have water and electricity

    Burundi has faced considerable international criticism because of the mass movement of people into what are called re-groupment camps around the capital, while the military conduct operations against rebels.

    The UN has just been given updated figures from the government, saying that 304,000 are in such camps and in need of assistance.

    But after the murder of two UN personnel and seven local staff last week, aid operations have been suspended and all but the most essential UN staff are being withdrawn.

    On Thursday, as he surveyed the wreckage of 30 years work in Burundi, the elderly American missionary Carl Johnson was too upset to speak.

    The six-year civil war in Burundi has pitted the mainly Tutsi-dominated army against Hutu rebel groups operating from bases in the Democratic Republic of Congo and Tanzania.

    More than 200,000 people - most of them civilians - have died in the conflict.

    Several Hutu rebel organisations are trying to oust the government of President Pierre Buyoya - a continuation of a cycle of violence that erupted after the assassination of the country's first Hutu president, Melchior Ndadaye.


     

    AGnews

                       Camps de Regroupement forcé des populations au Burundi

     

    Montréal, le 15 janvier 2000

     

     

    Conseil pour la Paix dans la Région

    des Grands Lacs Africains

    630 rue Guy suite 3

    Montréal (Québec)

    H3J 1T3

     

     

    Monsieur le Président N. MANDELA,

    Médiateur dans le Conflit Burundais

    C/O. Burundi Peace Negociations

    8 Ocean Road

    P.O.Box 2953, Dar Es Salaam

    Tanzania

     

     

    Objet : Camps de Regroupement forcé des populations au Burundi

     

     

    Excellence Monsieur le Président,

     

     

    Au moment où les partis politiques burundais reprennent les négociations de paix à Arusha, le Conseil pour la Paix dans la Région des Grands Lacs Africains (CPRGLA), association qui regroupe des ressortissants du Burundi, du Congo-Zaïre, du Rwanda, de l'Ouganda et des citoyens canadiens, voudrait vous faire part de ses grandes inquiétudes sur les conditions inhumaines qui règnent dans les camps de regroupement forcé et les violations massives des droits humains commises par l'armée burundaise sur les populations civiles hutu habitant autour de la capitale Bujumbura.

     

    Le CPRGLA déplore les pratiques dégradantes dignes de l'époque nazi que l'armée inflige aux populations civiles innocentes. À l'heure actuelle, plus 320.000 personnes en majorité des femmes, des enfants et des vieillards croupissent et meurent dans des conditions hygiéniques atroces frappées par des épidémies de choléra, de dysenterie bacillaire, et d'autres maladies infectieuses, privées de toute assistance médicale et alimentaire et ce, sous le regard indifférent de la communauté internationale.

    Plusieurs rapports émanant de quelques rares organismes humanitaires qui ont pu se rendre sur les lieux font état de 9 450 morts par jour, sans compter des cas d'enlèvement des jeunes hommes. La peur d'être enlevée, violée et infectée au VIH est devenue le lot quotidien des femmes et des jeunes filles livrées sans défense aux exactions des militaires. Le CPRGLA est convaincu que ces actes ignobles perpétrés contre une catégorie de la population constituent un crime contre l'humanité.

     

    Monsieur le Président,

     

    Le CPRGLA voudrait attirer votre attention ainsi que celle de la communauté internationale sur les conséquences incalculables qui pourraient découler de cette situation. Les populations déplacées de force ont été spoliées de tous leurs biens. Le gouvernement burundais conscient que la pauvreté, la misère, la faim et le confinement sont plus meurtriers que la guerre, a opté pour la politique d'extermination à la stalinienne. Une situation qui pourrait dégénérer rapidement si l'armée, en cas de défaite appréhendée, décidait de s'en prendre à ces populations fragilisées. Le CPRGLA croit que le regroupement forcé de la population ne résout rien mais ne sert qu'à entretenir les rancoeurs. Cette politique de terre brûlée est un sérieux handicap à la réconciliation entre Burundais et pourrait entraver les négociations de paix d'Arusha. C'est tout l'avenir du pays qui est hypothéqué.

     

    Le prétexte invoqué pour créer les camps est plus que fallacieux. Selon le ministre de la défense du Burundi, c'est la population qui aurait demandé la protection de l'armée pour être confinée dans ces camps de la mort. Dans les faits, ces camps de concentration ont pour but d'opérer un nettoyage ethnique autour de la capitale Bujumbura. La population est livrée à la même armée qui a commis le génocide de 1972, les massacres à grande échelle de 1988 et de 1993.

     

    Monsieur le Président,

     

    Ces camps de la mort ont fait l'objet de nombreuses condamnations. Le 16.12.1999, les Etats-Unis ont appelé le Burundi "à mettre un terme immédiat" aux déplacements forcés des populations. Le même appel a été réitéré, le lendemain, par l'O.U.A. Le Pape Jean-Paul II a insisté, le 3 .11.1999, sur la nécessité urgente d'aider les familles "à revenir sur leurs terres". L'organisation Médecins Sans Frontière (MSF) a estimé, le 18.11.1999, que le regroupement forcé "prive les populations de leurs droits les plus élémentaires". Le 19.11.1999, dix-huit organisations non gouvernementales formant le Réseau International pour la Paix (RIB) basées en Amérique, en Europe et en Afrique ont demandé au Secrétaire Général de l'ONU, de saisir le Conseil de Sécurité afin qu'il exige le démantèlement de ces camps. De nombreuses autres organisations et personnalités éminentes se sont élevées contre ces camps de la mort mais le gouvernement burundais demeure insensible à l'hécatombe qui se déroule sous ses yeux.

     

    Monsieur le Président,

     

    Vous comprenez mieux que quiconque comment un gouvernement peut sacrifier une partie de sa population, vous qui avez lutté toute votre vie pour le droit des noirs sud-africains alors qu'ils étaient condamnés par les lois de l'Apartheid. Tout comme en Afrique du Sud, le gouvernement burundais envoie à la mort sa population hutu en prétendant protéger la capitale.

     

    Le CPRGLA vous demande, en tant que médiateur dans le conflit burundais et à l'instar des autres éminentes personnalités :

    - de condamner ces camps de concentration et d'exiger leur démantèlement;

    - d'exiger leur libre accès aux ONG;

    - d'en faire une priorité pendant les négociations d'Arusha;

    - d'aller visiter ces camps et de prendre la mesure du drame qui s'y déroule.

     

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

     

    Pour Le CPRGLA

     

     

    HAKIZIMANA Emmanuel

    Vice-Président

     

     

    AGnews Appel pour l’arrêt du génocide et de la catastrophe humanitaire au Burundi.
     

    C/O.Burundi Peace Négociations

    Arusha, le 10 décembre 1999

    8 Ocean Road

    P.O.Box 2953

    Dar Es Salaam

    Tanzania

    A Son Excellence Monsieur le Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies;

    A Son Excellence Monsieur KOFFI ANNAN, Secrétaire Général des Nations Unies;

    A Son Excellence Madame, Monsieur le Membre du Conseil de Sécurité

    Copie pour information à

    Son Excellence le Président Nelson Mandela, facilitateur dans les Négociations de Paix sur le

    Burundi

    Leurs Excellences les Chefs d'État des pays des Grands Lacs

    Son Excellence le Président en exercice de l'OUA

    Son Excellence le Secrétaire Général de l'OUA

     

    Objet : Appel pour l’arrêt du génocide et de la catastrophe humanitaire au Burundi.

     

    Excellences,

    Nous avons l'insigne honneur de vous adresser la présente lettre au non des membres de nos

    différentes formations politiques engagées depuis le mois de juin 1998 dans les négociations

    de Paix sur le Burundi, à Arusha en Tanzanie, pour vous alerter sur le génocide et d'autres

    crimes contre l'humanité que le groupe ethnique hutu du Burundi est en train de subir de la

    part de l'oligarchie politico-militaire qui a renversé les institutions démocratiques élues en juin

    1993, laquelle oligarchie est actuellement représentée par le gouvernement du major Buyoya.

    Nous joignons nos voix à celles de plusieurs personnalités et organisations gouvernementales

    et non gouvernementales, notamment les Prix Nobel de la paix Amnesty International et

    Médecins Sans Frontières, pour rappeler la responsabilité de votre Institution dans le maintien

    de la paix et la sécurité dans le monde, eu égard à l'intention, la planification et la purification

    ethnique et l'élimination physique des populations Hutu habitant spécialement autour de

    Bujumbura, la Capitale du Burundi.

    Selon nos informations, confirmées par ailleurs par d'autres sources indépendantes, y compris

    votre propre rapporteur Spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi, Madame

    Marie-Thérèse KEITA, ainsi que le Secrétaire général Adjoint aux Affaires Humanitaires, M.

    Sergio Vierra de Mello, plus de 45O personnes meurent chaque jour dans les 45 camps de

    concentration, par des traitements inhumains et dégradants, la faim, la maladie et le manque de

    soins de première nécessité. La politique de déplacement forcé et d'enfermement des

    populations dans des camps de

    concentration constitue en elle-même un crime contre l’humanité qui interpelle la

    responsabilité de votre Institution.

    Ces camps de concentration de la population hutu, étendus sur tout le territoire national,

    spécialement dans la province de Bujumbura rural, sont absolument contraires aux

    dispositions des Principes Directeurs relatifs aux déplacement des personnes à l'intérieur de

    leur propre pays (OCHA, New York, juin 1999: principes 6, 9 10, 11, 14, 18 et 21. En effet,

    ces personnes déplacées sont privées des aliments de base et d'eau potable, de logement, de

    vêtements appropriés, de services médicaux et installations sanitaires essentiels; leurs

    habitations et biens sont soumis à un pillage et une destruction systématiques; les personnes

    valides sont enlevées et exécutées, les femmes sont sauvagement violées, pendant que d'autres

    sont soumis à des travaux forcés.

    Ces actes constitutifs de crimes contre l'Humanité, massivement intensifiés au moment même

    où se déroulent les Négociations de Paix sur le Burundi à Arusha, ainsi que le fait de créer et de

    financer des dissidences au sein des formations politiques représentées dans ces négociations,

    constituent, dans le chef du gouvernement du major Buyoya, une stratégie supplémentaire qui

    vise à leur paralysie ou leur blocage définitif, ce qui risque de déboucher sur une

    catastrophe humanitaire plus grave.

    Nous demandons que votre Institution aille, comme elle l'a fait ailleurs, au-delà de la simple

    condamnation verbale et prenne des mesures appropriées pour arrêter immédiatement ce

    génocide qui se commet sous vos yeux.

    Dans l'espoir de voir votre Institution réserver dans la plus grande urgence une attention

    particulière à notre appel pour l'arrêt du génocide et de la catastrophe humanitaire, perpétré

    par un gouvernement d'un pays membre de l'Organisation des Nations Unies, nous vous

    prions d'agréer, Excellences, I 'expression de notre très haute considération.

     

    Jean MINANI, Léonard NYANGOMA,

    Président du FRODEBU (signé) Président du CNDD.(signé)

    Antoine SEZOYA-NGABO Balthazar BIGIRIMANA

    Vice Président du PALIPEHUTU(signé) Président du RPB (signé)

    Gaëtan NIKOBAMYE Schadrak NIYONKURU

    Président du PL .(signé) Président du PP (signé)

    Joseph KARUMBA

    Président du FROLINA..(signé)

     

     

     

     

    AGnews Burundi/Négociations: Mandela se rend au Burundi lundi
      Origine : Relief Web Nairobi

    Source: Fondation Hirondelle
    Date: 10 Jun 2000

    Burundi/Négociations: Mandela se rend au Burundi lundi

    FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA
    TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL POUR LE RWANDA
    NEWS DU 10 JUIN 2000
    Arusha, 10 juin 2000 (FH) - L'ancien président sud africain, Nelson Mandela, visitera le Burundi de lundi à mercredi prochains, dans le cadre de ses efforts visant à ramener la paix dans ce pays troublé. Mandela devrait visiter une prison et "un camp de regroupement", maintenant ainsi la pression sur le gouvernement burundais pour qu'il s'attaque au problème de la violation des droits de l'homme.
    Le gouvernement a forcé des milliers de civils essentiellement Hutus à rejoindre ces camps, arguant que c'est pour des raisons de sécurité, mais les organisations de défense des droits de l'homme affirment qu'ils vivent dans des conditions épouvantables.
    La question des prisonniers politiques est également à l'ordre du jour des pourparlers réunissant toutes les parties burundaises à Arusha en Tanzanie.
    Selon un communiqué publié vendredi par la Fondation Mandela, le médiateur devrait également "avoir des rencontres avec les leaders religieux, les magistrats, les membres du gouvernement, s'adresser à l'assemblée nationale, l'armée et rencontrer les membres de la société civile ainsi que les groupes de femmes. Mandela tiendra aussi un meeting populaire".
    Le bureau de Mandela a par ailleurs indiqué qu'il a invité le président ougandais Yoweri Museveni "à visiter Bujumbura et à l'accompagner dans ses rencontres avec les différents groupes". Museveni préside l'initiative régionale de paix sur le Burundi.
    Cette visite intervient après une apparente percée survenue cette semaine dans le processus de paix. Mercredi, Mandela a déclaré qu'il est parvenu à deux accords importants avec le président burundais, Pierre Buyoya, qui devraient permettre l'avancement vers un accord de paix.
    Après la rencontre des deux hommes en Afrique du Sud, Mandela et Buyoya ont convenu de restructurer l'armée à dominante tutsie, de façon à ce qu'elle comprenne 50% de Tutsis et 50% de Hutus. Ils se sont en outre mis d'accord que les camps de regroupement devraient être fermés avant le 31 juillet. Mandela a qualifié ces camps de "rien d'autre que les camps de concentration".
    Les négociations inter-burundaises sont en cours depuis plus de deux ans à Arusha et le combats se sont poursuivis sur le terrain.
    La restructuration de l'armée a été un des points de désaccord dans les pourparlers, tandis que les groupes rebelles dissidents ont déclaré qu'ils ne rejoindront pas la table des négociations tant que le gouvernement n'aura pas fermé les camps de regroupement et libéré les prisonniers politiques.
    Jean Minani, le président du principal parti hutu d'opposition, le FRODEBU, s'est dit satisfait des développements intervenus cette semaine mais a ajouté que Buyoya n'est pas allé assez loin. Il a dit que c'était une aberration que les gens soient gardés "comme des animaux" dans les camps de regroupement, ajoutant que si Buyoya le voulait, il pourrait fermer les camps immédiatement.
    A propos de la restructuration de l'armée, Minani a indiqué à l'agence Hirondelle que "cela est aussi un pas en avant" mais il a expliqué que le FRODEBU maintient toujours sa proposition que" les pourcentages dans l'armée reflètent la composition sociale du Burundi". Les Hutus représentent 85% de la population, tandis que les Tutsis en constituent 14% et les Twas, 1%.
    Minani a émis l'espoir que Buyoya réalisera ses promesses "contrairement à ce qu'il a fait dans le passé". Jean Minani a ajouté qu'il était "très déçu" que le président burundais n'ait fait aucune promesse, s'agissant des prisonniers politiques.
    "Ceci est un problème très préoccupant au Burundi. Et c'est une honte qu'au 21ème siècle, il y ait autant de gens qui croupissent en prison à cause de leur ethnie ou de leurs opinions politiques. Ce problème aurait dû être lié à celui des camps de regroupements", selon Minani.

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    AGnews

    Droit international humanitaire : problématique des regroupements forcés dans des camps

     

     

    Croix Rouge de Belgique :

     

    Droit international humanitaire : problématique des regroupements forcés

    dans des camps

    Le conflit au Burundi a amené des centaines de milliers de personnes à fuir leur région ou leur

    pays. Une politique de regroupement forcé de la population a commencé en 1996 avec

    l’internement dans des camps de quelque 500 000 Hutu.

    Il s’agissait dès lors d’une stratégie de « lutte contre l’insurrection » cherchant ainsi à enlever le

    soutien de la population aux groupes d’opposition Hutu. Selon un rapport de Human Right Watch,

    de nombreux militaires forcèrent des personnes civiles d’ethnie Hutu à se regrouper massivement

    dans des camps.

    Selon un rapport d’Amnesty international* 2 types de camps sont à distinguer :

    Les camps de « regroupés » : De nombreux Hutu regroupés et installés de force dans des camps.

    Les camps de « déplacés » : camps de personnes d’ethnie Tutsi amenées dans des camps sous la

    protection de l’armée.

    Dans la plupart des camps, des exactions graves ont été commises à l’encontre de la dignité

    humaine et les conditions de vie étaient très précaires. Selon plusieurs rapports, l’armée et les

    factions rebelles se sont rendues responsables de représailles envers des civils, de pillages, de

    meurtres - souvent systématiques –, de viols, de travail forcé. De même des enfants appelés doriya

    (espion) furent enrôlés de force ou « volontairement » par les militaires afin de les « aider ». Tout

    ceci en contravention des Conventions de Genève protégeant les civils en cas de conflit.

    Nelson Mandela, médiateur du conflit, a qualifié ces camps de « véritables camps de concentration ».

    Le conflit au Burundi a amené des centaines de milliers de personnes à fuir leur région ou leur

    pays. Une politique de regroupement forcé de la population a commencé en 1996 avec

    l’internement dans des camps de quelque 500 000 Hutu.

    Il s’agissait dès lors d’une stratégie de « lutte contre l’insurrection » cherchant ainsi à enlever le

    soutien de la population aux groupes d’opposition Hutu. Selon un rapport de Human Right Watch,

    de nombreux militaires forcèrent des personnes civiles d’ethnie Hutu à se regrouper massivement

    dans des camps.

    Selon un rapport d’Amnesty international* 2 types de camps sont à distinguer :

    Les camps de « regroupés » : De nombreux Hutu regroupés et installés de force dans des camps.

    Les camps de « déplacés » : camps de personnes d’ethnie Tutsi amenées dans des camps sous la

    protection de l’armée.

    Dans la plupart des camps, des exactions graves ont été commises à l’encontre de la dignité

    humaine et les conditions de vie étaient très précaires. Selon plusieurs rapports, l’armée et les

    factions rebelles se sont rendues responsables de représailles envers des civils, de pillages, de

    meurtres - souvent systématiques –, de viols, de travail forcé. De même des enfants appelés doriya

    (espion) furent enrôlés de force ou « volontairement » par les militaires afin de les « aider ». Tout

    ceci en contravention des Conventions de Genève protégeant les civils en cas de conflit.

    Nelson Mandela, médiateur du conflit, a qualifié ces camps de « véritables camps de concentration ».

     

     
    AGnews Mise au point du Parti SAHWANYA-FRODEBU sur la situation politique et sécuritaire au Burundi.
     

    REPUBLIQUE DU BURUNDI

    PARTI SAHWANYA-FRODEBU

    FRONT POUR LA DEMOCRATIE AU BURUNDI

    CABINET DU PRESIDENT

     

     

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE 02/97 :

     

    Mise au point du Parti SAHWANYA-FRODEBU sur la situation politique et sécuritaire au Burundi.

     

    1.Le Parti SAHWANYA-FRODEBU est vivement pr.occup. par la situation politique et s.curitaire qui se d.grade dangereusement au Burundi depuis le putsch du 25 juillet 1996 planifi. et ex.cut. par l'arm.e tribalo-terroriste tutsi sous la conduite du major Pierre BUYOYA. En effet, depuis cette date, plus de 40.000 personnes dont la plupart sont des vieillards, des femmes et des enfants, ont .t. massacr.es par BUYOYA et sa junte, sous pr.texte de faire la chasse aux rebelles, tandis que plus de 100.000 personnes ont du se r.fugier en Tanzanie.

    2. Parallèlement , cette opération machiavélique de génocide planifié., d'extermination systématique des membres du FRODEBU et des Forces de Changement Démocratique en général et des hutu en particulier, le major BUYOYA et sa junte viennent de mettre en place un système de véritables camps de concentration tels que connus sous le régime NAZI en Allemagne Hitlérienne. Des populations entières essentiellement paysannes, accusées arbitrairement de collaborer avec les groupes armés, sont regroupées par force dans ces camps de concentration , dans lesquels elles sont laissées . elles mêmes, dans des conditions inhumaines. Le régime militaro-terroriste expose aux médias ces paysans affamés dans les camps de concentration, en essayant de faire croire aux pays de la sous-région et aux médias que ce sont les effets de l'embargo économique qui pèse sur la junte.

    3. Plusieurs actions pour renforcer le système dictatorial , l'intérieur du pays sont entreprises par le major BUYOYA. C'est ainsi que des arrestations et des jugements arbitraires , des harcèlements, des tortures morales et physiques des membres du FRODEBU et des Forces de Changement Démocratique sont menées . grande échelle par BUYOYA et sa junte, afin de faire taire la voix de la démocratie. BUYOYA et sa junte viennent d'entreprendre une vaste campagne de militarisation de toute la jeunesse tutsi, marquant ainsi leurs vraies intentions de préparer délibérément une guerre ethnique au BURUNDI.

    4. Entre-temps, le major BUYOYA et sa junte ont entrepris une vaste campagne . l'ext.rieur du pays, au cours de laquelle ils n'h.sitent pas . se servir de mensonges grossiers pour abuser de l'opinion internationale. En effet, malgr. les tueries intenses dont le monde entier est au courant au BURUNDI,le major BUYOYA et sa junte essaient de faire croire . la communaut. internationale que la paix est revenue au Burundi.

    5. Le major BUYOYA et sa junte sont en train de compl.ter leur politique d'apartheid des noirs contre des noirs tant d.nonc.  par tous les d.mocrates burundais. En effet, le major BUYOYA a entrepris une .puration politico-ethnique de toute l'administration burundaise de toutes les personnes provenant de du FRODEBU et des forces de Changement en g.n.ral et de l'ethnie hutu en particulier. Malgr. son ill.galit. , le major BUYOYA vient de nommer de nouveaux Chefs de mission  Diplomatique, issus essentiellement de son Parti UPRONA et de la junte , en rappelant au BURUNDI la plupart des diplomates qui avaient .t. nomm.s par le FRODEBU.

    6.Concernant les sanctions .conomiques impos.es par les pays de sous-r.gion et la Communaut. Internationale . l'encontre du r.gime ill.gal de Bujumbura, le FRODEBU constate qu'elles sont d.lib.r.ment viol.es dans certains cas, ce qui les rend faibles par rapport . l'objectif recherch.. En effet, BUYOYA et sa junte continuent . recevoir de certains pays des approvisionnements illicites en armes , en carburants et autres produits prohib.s par l'embargo. Le r.sultat logique est l'accroissement du m.pris et de l'arrogance envers les pays de la sous-r.gion , ainsi que le renforcement du refus manifeste des n.gociations ouvertes avec toutes les parties en conflit politique ou militaire au Burundi.

    Au vu de tout ce qui pr.cède, le Parti SAHWANYA-FRODEBU voudrait porter . la connaissance de toute la Communaut. nationale et internationale ce qui suit:

    1. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU reste convaincu que la voie des n.gociations ouvertes entre toutes les parties en conflit sous l'arbitrage du m.diateur d.sign. par la communaut. internationale, Son Excellence le Pr.sident MWALIMU Julius NYERERE, est la seule voie possible pour ramener la paix au Burundi.

    2. Le FRODEBU continuera  à déployer ses efforts dans le cadre des décisions des Chefs d'Etat de la sous-région, afin qu'une solution politique . la crise burundaise soit rapidement trouve. C'est dans ce cadre qu'une d.l.gation du FRODEBU vient de s.journer dans la R.publique soeur Rwandaise, afin de s'entretenir avec les plus hautes autorit.s rwandaises sur la situation politique qui pr.vaut au Burundi et dans la sous-r.gion.

    Afin de d.mentir certaines rumeurs et mensonges diffus.s ces derniers jours par nos ennemis, le Parti SAHWANYA-FRODEBU profite de l'occasion pour faire la mise au point suivante:

    Une d.l.gation du FRODEBU conduite par son Pr.sident a bel et bien rencontr., en dates du 23 et 24 janvier 1997 . KIGALI, les plus hautes autorit.s rwandaises, . savoir le Pr.sident de la R.publique , Son Excellence Pasteur BIZIMUNGU, le Vice-Pr.sident de la R.publique, Son Excellence le G.n.ral Major Paul KAGAME. La d.l.gation du FRODEBU a exprim. aux autorit.s rwandaises ses inqui.tudes sur la d.gradation de la situation politique et s.curitaire au Burundi, et a demand. leur concours ferme . l'endroit des efforts des pays de la sous-r.gion. Les autorit.s rwandaises ont montr. une grande compr.hension et une grande disponibilit. . oeuvrer pour le retour . une situation politique et s.curitaire normale au Burundi, ce dont nous les remercions vivement. Contrairement aux rumeurs diffus.es par certains inconscients politiques, la d.l.gation du FRODEBU n'a jamais rencontr. secrètement le major BUYOYA ou ses repr.sentants et n'a pas l'intention de le faire devant un quelconque m.diateur qui n'est pas celui qui a .t. d.sign. par la communaut. internationale,  son Excellence le Pr.sident Mwalimu Julius NYERERE. De mme il n'y a jamais eu de clause secrète sign.e au RWANDA entre le FRODEBU avec une quelconque partie.

     

    3.Compte tenu du refus manifeste de n.gocier exprim. par BUYOYA et sa junte, le FRODEBU demande aux pays de la sous-R.gion et . toute la communaut. internationale de prendre d'autres mesures plus contraignantes . l'endroit de la junte tout en renforant l'embargo et une isolation politique et .conomique totale sur le r.gime de Bujumbura.

    4. Le FRODEBU d.nonce les pr.tendues n.gociations secrètes men.es par BUYOYA et sa junte avec certains groupes arm.s, avec la complicit. de certains lobbies europ.ens. Ces pr.tendues n.gociations ne constituent que des manoeuvres dilatoires destin.es . tromper la communauté. internationale, et an.antir de ce fait les vraies n.gociations pr.conis.es par les pays de la sous-r.gion dans le cadre de l'initiative de MWANZA.

    5. Face au g.nocide qui s'abat sur le Burundi, le Parti SAHWANYA-FRODEBU demande au Conseil de S.curit. des Nations Unies de prendre les mesures cons.quentes . cette situation, dont l'envoi d'une force de protection des populations burundaises, ainsi la traduction du r.gime g.nocidaire et ill.gal de Bujumbura devant les juridictions internationales comp.tentes.

    6. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU remercie ses militants qui malgr.les malheurs qu'ils subissent restent courageux et n'ont jamais abandonn. l'id.al d.mocratique. Il leur demande de rester vigilants et solidaires pendant ces durs moments de l'histoire que nous traversons. Face aux vis.es divisionnistes de certains, nous leur demandons de rester unis afin de ne pas donner le flanc facile . nos ennemis.

    7.Le Parti SAHWANYA-FRODEBU r.itère ses remerciements . tous ceux des pays voisins et de toute la Communaut. Internationale qui ne cessent de fournir leurs efforts en vue d'un retour . la paix et la d.mocratie au Burundi.

     

    Fait , Dar Es Salaam le 05 Février 1997

     

     

     

    AGnews

    Eyewitness: Inside Burundi's camps 


    Monday, October 11, 1999 Published at 19:57 GMT 20:57 UK


    World: Africa

    Eyewitness: Inside Burundi's camps


    By Chris Simpson in Ruyaga camp near Bujumbura

    In Burundi, the government has moved more than 250,000 civilians into specially-created camps, or regroupment sites, in the province of Bujumbura Rural in the west of the country.

    The authorities say they have moved people for their own protection, keeping them away from rebel militias which have been active in the region.

    Over the past few weeks, 30,000 people have been crammed into the regroupment site at Ruyaga.

    A vast, tightly-packed camp stretches down the hill - a mass of modest huts and shelters, their roofs made from banana leaves or plastic sheeting.

    Six dead

    There is a small garrison close by, and it was in Ruyaga on Friday evening that a drunken soldier opened fire, killing at least six people.

    The government has emphasized that it was an isolated incident and that the Burundian army is there to protect civilians.


    [ image:  ]
    But camp residents talk angrily of being virtual prisoners, accusing the authorities of relocating them without any proper explanation, cutting off their normal lives.

    The United Nations World Food Programme has been trying to get food supplies in, but security scares and conflicting signals from the local administration have kept the food trucks out so far, and current stocks are running low.

    There is a modest market with fruit, vegetables and meat on sale, but it is difficult to bring produce in and there is little currency available to pay for goods.

    Resigned

    Aid organizations like Médecins sans Frontières are trying to run vaccination campaigns and supply medicines.

    Ruyaga, just a few kilometres outside Bujumbura, is at least accessible.

    But aid workers warn that other regroupment sites will be much harder to reach, with long, hazardous treks into the hills.

    Western Burundi is still very much at war, with almost daily attacks and skirmishes.

    Not everyone shares the government's view that security will soon be restored. At Ruyaga, people seem resigned to a long period of confinement with little prospect of returning home.


     

    AGnews

    Concern over Burundi camp squalor


    Saturday, October 9, 1999 Published at 00:03 GMT 01:03 UK


    World: Africa

    Concern over Burundi camp squalor

    The UN is concerned about conditions in the camps

    The United Nations has said that 180,000 people forcibly relocated in camps in western Burundi are in urgent need of aid.

    International concern is mounting over the plight of those who have been pushed by the Tutsi-dominated army into camps in Bujumbura Rural province to clear the countryside for counterattacks against rebel forces.

    Altogether more than 200,000 people have been "regrouped", most of them Hutus, who represent some 85% of the total population.


    The BBC's Chris Simpson in Bujumbura:The coming rainy season will complicate the relief effort
    UN relief agencies have so far visited 14 of 35 camps and found they lacked food, water, shelter and sanitation.

    Diarrhoea and measles are spreading and there are signs of malnutrition in children.


    A military spokesman in Burundi said the government had moved thousands of people from the camps to what he called protected villages where he said conditions would be better.

    "The people asked for protection, and the only way we could protect them is to group them together," said Lt. Col. Longin Minani.

    He said the move would enable people to continue farming instead of remaining idle.

    The army says moving people to camps will help it track down Hutu rebels who in recent months have stepped up their attacks around the capital, Bujumbura.

    It says it is simply trying to protect the civilians from the violence or from getting caught in crossfire.

    But correspondents say it is widely believed that the real motive is to prevent them from feeding or sheltering the rebels.

     

    EU statement

    The upsurge in tensions has prompted 4,000 people to flee into western Tanzania in the past two weeks, said Kris Janowski, a spokesman for the UN High Commissioner for Refugees.

     

     

    The US State Department and the European Union have echoed UN concerns.

    A statement by Finland, which currently holds the UN presidency, said the EU "deplores the human rights violations, the loss of human lives and the destruction of property that accompanied the relocation operation".

    Since Tutsi paratroopers assassinated the country's first democratically elected president, a Hutu, in 1993, more than 200,000 people, mainly Hutu civilians, have been killed in fighting between the Tutsi-dominated army and Hutu rebels.


     

     

    AGnews-

    1 October 1997,BURUNDI FICHES TECHNIQUES PAR PROVINCE

    Ce document précise de manière discrète l' existence des camps de regroupements (camps de concentrations) province par province. 

    Page précédente Table des matières


    CARTES

    LOCATION OF NGO FIELD OFFICES IN BURUNDI

    DHA Humanitarian Coordination Unit. Bujumbura Burundi Tel.: (257) 21.80.34/Fax: (257) 21.80.35

    15 October 1997

    International NGO Activities in Burundi: HEALTH

    DHA Humanitarian Coordination Unit, Bujumbura, Burundi Tel.; (257) 21.80.34/Fax: (257) 21.80.35

    1 October 1997

    BURUNDI FICHES TECHNIQUES PAR PROVINCE

    PROVINCE DE BUBANZA

     

    SITUATION GENERALE

    - province située en zone instable, le long de la frontière avec la RDCongo et contiguë à la province très instable de Cibitoke
    - flux non contrôlés de rebelles venant du nord principalement
    - insécurité ++
    - accès très inégal aux collines (mines), et aux camps de regroupés, qui sont surveillés de près par l’armée

    population

    270 000

    sinistrés

    80000

    STRUCTURE SANITAIRE

    1 hôpital de 130 lits, peu équipé, soutenu par CAD
    15 CS, dont 7 soutenus par CAD, 1 par CARITAS
    1 CNS et 1 CNT très surchargés

    PROGRAMMES EN COURS

    CAD

    hôpital de Bubanza


    7 CS


    1 CNS


    1 CNT

    AICF

    projette des programmes nutritionnels

    PARTICULARITES


    CONCLUSIONS

    - province très instable et insécure, abritant de nombreux camps, avec peu d’accès aux aliments et aux soins
    - malnutrition sévère
    - importants besoins non assurés


    PROVINCE DE BUJUMBURA MAIRIE

     

    SITUATION GENERALE

    - province et capitale du pays, en bordure du lac Tanganyika: on distingue la zone urbaine de Bujumbura “Bujumbura Mairie” du reste de la province “Bujumbura Rural”
    - depuis la crise, Bujumbura Mairie accueille une grande partie des populations déplacées (Tutsi principalement); un quartier Hutu (Kamenge) a été rasé
    - Bujumbura Mairie est sûre, sauf pour les Hutus blessés venus des collines avoisinantes pour trouver des soins

    population

    300000

    sinistrés

    10000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 7 hôpitaux, dont les hôpitaux de référence pour le pays, l’hôpital militaire, l’hôpital psychiatrique; de nombreuses petites cliniques privées
    - 27 CS
    - 1 CNS et 1 CNT (AICF)

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-B

    5 CS, dont important centre “Johnson” à proximité d’un camp de regroupés de ±10 000 personnes

    AICF

    1 CNS


    1 CNT

    IMC

    distribution de repas dans les hôpitaux publics soutien logistique au DÉPÔT PHARMACEUTIQUE CENTRAL de Buterere

    PARTICULARITES

    - mauvais accès alimentaire (prix très élevés)
    - accès aux soins difficile pour les Hutus blessés

    CONCLUSIONS

    - ville-province relativement stable et sûre
    - zone mono-ethnique, avec difficultés d’accès aux soins et aux aliments pour les autres populations


    PROVINCE DE BUJUMBURA RURAL

     

    SITUATION GENERALE

    - province entourant la capitale du pays (la zone urbaine de Bujumbura est appelée “Bujumbura Mairie”), en bordure du lac Tanganyika, et en contact avec la RDCongo
    - la région nord recueille des populations sinistrées fuyant les provinces de Cibitoke et Bubanza, et les retours de la RDCongo
    - la région centrale (Isale) est relativement stable
    - la région sud reste plus instable, et recueille des populations sinistrées fuyant la province de Bururi

    population

    360 000

    sinistrés

    42000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - petit hôpital privé à Rwibaga, référence habituelle vers les hôpitaux de Bujumbura Mairie
    - 13 CS
    - 5 postes de santé (insécurité)
    - 8 CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    GVC

    13 CS (dont 8 pour ECHO)


    9 CNS, intégrés aux CS


    soutien aux coopératives agricoles locales

    AICF

    1 grand CNS avec GVC, envahi et débordé

    GVC

    programme provincial de formation aux problèmes de nutrition (100 infirmiers et ASC)

    MSF-B

    1 CNT

    PARTICULARITES

    - épidémies de typhus en 1997
    - GVC est une ONG axée sur la réhabilitation et le développement; son action était initiée avec DGVIII avant la crise, et réorientée ensuite sur un axe plus humanitaire
    - mauvais accès alimentaire (prix très élevés)
    - pas de CS dans le sud, pour cause d’insécurité (8 CS fermés)

    CONCLUSIONS

    - province inégale, avec une ZONE NORD en difficulté nutritionnelle suite à la pression des provinces voisines, une ZONE CENTRALE relativement bien couverte en soins et nutrition, une ZONE SUD insûre et mal couverte en soins et nutrition, et en but aux épidémies
    - risques épidémiques et sociologiques généralement élevés


    PROVINCE DE BURURI

     

    SITUATION GENERALE

    - province du sud, en bordure du lac Tanganyka
    - province considérée comme très stable jusqu’en 1995, devenue très fragile depuis, sur le plan de la sécurité (infiltrations de groupes de rebelles du sud ou par le lac), sur le plan nutritionnel et sur le plan sanitaire
    - la région sud est la plus instable

    population

    420 000

    sinistrés

    20000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 2 petits hôpitaux privés
    - 27 CS (données théoriques, sous toute réserve)
    - pas de CNT

    PROGRAMMES EN COURS


    PARTICULARITES

    - très peu de données, a fortiori de données objectives et contrôlées, sur cette province insécure et très mal couverte en aide humanitaire (et autre)
    - notions ponctuelles d’une grande malnutrition dans l’ensemble de la province
    - épidémies récentes de typhus et de choléra

    CONCLUSIONS

    - province sinistrée, et à l’heure actuelle très peu investie par l’aide humanitaire
    - foyers de malnutrition probablement très importants
    - risques épidémiques et sociologiques élevés


    PROVINCE DE CANKUZO

     

    SITUATION GENERALE

    - province la plus orientale du pays, en bordure de la Tanzanie
    - province peu touchée par les troubles ethniques, considérée comme stable et sûre

    population

    170 000

    sinistrés

    10000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 2 petits hôpitaux (1 public et 1 privé: 200 lits au total)
    - 7 CS
    - pas de CN

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-CH

    soutien logistique aux CS, réhabilitation sommaire soutien à l’hôpital de Cankuzo

    PARTICULARITES

    - peu de données; celles disponibles sont positives sur le plan nutritionnel et sanitaire

    CONCLUSIONS

    - province très rurale, éloignée de la capitale, et qui a peu souffert de la crise
    - la situation actuelle semble stable, proche de celle avant 1993


    PROVINCE DE CIBITOKE

     

    SITUATION GENERALE

    - province du nord, en contact avec les frontières du Rwanda et de la RDCongo
    - nombreux camps de sinistrés, importants groupes de rebelles, vivant dans les forêts qui s’étendent sur la partie orientale de la province
    - instabilité et insécurité dès qu’on quitte les rares axes routiers principaux (mines)

    population

    350000

    sinistrés

    50000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 hôpital, moyennement équipé, mais sans personnel aucun (aucune activité chirurgicale)
    - 7 CS, dont 2 fonctionnels
    - 1 poste de soins
    - 1 CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    IHA

    2 CS


    1 poste de soins


    1 CNS


    1 CNT

    PARTICULARITES

    - peu de données; celles disponibles sont très alarmantes, en particulier sur le plan nutritionnel
    - les CN sont débordés, avec une forte proportion d’adultes
    - MSF-B, CONCERN, IMC envisagent des activités humanitaires dans la province

    CONCLUSIONS

    Province en demande pressante d’une aide humanitaire importante
    - province très instable en terme de sécurité
    - situation nutritionnelle et sanitaire particulièrement préoccupante
    - absence de réseau minimal satisfaisant en terme hospitalier, CS, CN


    PROVINCE DE GITEGA

     

    SITUATION GENERALE

    - grande et dense province du centre du pays (Gitega était la capitale du royaume Urundi)
    - nombreux camps de sinistrés, principalement déplacés, situés dans ou à proximité des CS: ceci impose parfois le recours à des équipes sanitaires mobiles pour garantir aux populations des collines l’accès aux soins
    - pas de problèmes importants de sécurité

    population

    650 000

    sinistrés

    26000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 hôpital public de bonne qualité, 2 cliniques privées (total 475 lits)
    - 26 CS, dont 16 fonctionnels (SCF-UK et CARITAS)
    - 2 équipes mobiles, dont 1 préparée à une intervention d’urgence épidémique

    PROGRAMMES EN COURS

    SCF-UK

    5 CS (réhabilitation sommaire en cours)

    CARITAS

    10 CS

    MSF-CH

    fourniture de médicaments aux CS

    OXFAM

    programme de supplémentation nutritionnelle (nord de la province)

    PARTICULARITES

    - 1 école de soins infirmiers à Gitega: les infirmiers sont peu enclins à quitter la ville de Gitega
    - évaluation nutritionnelle prévue en janvier 98 (OXFAM)
    - l’action de SCK-UK est à son début (a commencé fin septembre 1997)

    CONCLUSIONS

    - province en phase d’urgence bien engagée
    - l’accessibilité aux CS et à l’hôpital pour les populations Hutu n’est pas certaine
    - phase de post-développement dans certaines zones


    PROVINCE DE KARUZI

     

    SITUATION GENERALE

    - province du centre du pays, sans problèmes de sécurité
    - nombreux camps de sinistrés (généralement < 5 000 personnes), stables; certains seraient en phase de “villagisation”

    population

    335000

    sinistrés

    120 000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - petit hôpital public de moyenne qualité, 2 cliniques privées: total 130 lits; les cas difficiles sont référés à l’hôpital de Ngozi, avec des difficultés de transport importantes
    - l’hôpital de Karuzi est fermé
    - 12 CS, dont 3 privés
    - 5 postes de santé établis à l’intérieur des camps, pour garantir un accès sanitaire minimal (“5 maladies, 11 médicaments”)

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-B

    6 CS (réhabilitation sommaire en cours)


    11 CNS


    1 CNT

    PARTICULARITES

    - des difficultés alimentaires sont prévues dans les mois à venir

    CONCLUSIONS

    - province en phase d’urgence bien engagée
    - l’accessibilité aux CS et à l’hôpital pour les populations Hutu n’est pas certaine, d’où la nécessité de recourir à des postes de soins dans les camps
    - difficultés principalement nutritionnelles, liées à la taille importante des camps (120 000 personnes dans cette province), avec un accès insuffisant aux aliments
    - hôpital de Karuzi à relancer


    PROVINCE DE KAYANZA

     

    SITUATION GENERALE

    - province situé à la frontière rwandaise, et voisine des provinces très sensibles de Cibitoke, Bubanza, Muramvya-Nord
    - nombreux camps de sinistrés, de grande taille
    - sécurité variable, surtout dans le nord-ouest
    - populations rebelles dans les zones boisées de l’ouest, vivant dans des conditions sanitaires très difficiles

    population

    490 000

    sinistrés

    105 000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 hôpital avec programme chirurgical: total 130 lits
    - 18 CS, dont 3 privés
    - 4 CNS et CNT, à proximité des camps

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-H

    15 CS

    AICF

    3 CNS


    5 CNT

    CARITAS

    5 CNS

    MSP

    7 CNS

    PARTICULARITES


    CONCLUSIONS

    - province en phase d’urgence humanitaire
    - situation nutritionnelle dans les camps de sinistrés particulièrement préoccupante


    PROVINCE DE KIRUNDO

     

    SITUATION GENERALE

    - province du nord, situé à la frontière rwandaise, et voisine des lacs du nord-est
    - restent très peu de camps de sinistrés, qui se vident actuellement; leurs populations regagnent leurs collines
    - pas d’insécurité

    population

    450 000

    sinistrés

    20000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 hôpital de bonne qualité; les cas difficiles sont référés à Ngozi
    - 18 CS, dont 3 privés
    - 7 CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-F

    10 CS


    7 CNS


    1 CNT


    visites sanitaires à la prison de Kirundo

    PARTICULARITES



    CONCLUSIONS

    - province sortant de la phase d’urgence humanitaire, avec plusieurs zones en phase de pré-développement
    - situation de transition


    PROVINCE DE MAKAMBA

     

    SITUATION GENERALE

    - province du sud, en bordure de la Tanzanie au sud, du lac Tanganyka à l’ouest, de la province de Bururi au nord
    - infiltration de troupes et de réfugiés du sud
    - sécurité correcte, sauf en bordure du lac

    population

    250 000

    sinistrés

    40000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 petit hôpital (100 lits)
    - 16 CS (dont 2 privés)
    - 1 CNS
    - 1 CNT en projet

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-F

    14 CS


    1 CNS

    PARTICULARITES

    - certains CS sont occupés par des militaires, réduisant leur accessibilité
    - épidémie de choléra mi-97 (±500 cas, létalité 9%)

    CONCLUSIONS

    - zone instable, en raison de ses bordures (Tanzanie, lac Tanganyka, Bururi)
    - besoins importants, nutritionnels et sanitaires
    - risque épidémique élevé


    PROVINCE DE MURAMVYA

     

    SITUATION GENERALE

    - province du centre, proche de Bujumbura
    - ZONE SUD stable depuis plus d’un an
    - ZONE NORD instable, car proche des forêts du nord du pays, où se réfugient les rebelles, qui vivent dans des conditions alimentaires et sanitaires très précaires

    population

    490 000 (sud 240 000, nord 250 000)

    sinistrés

    24 000 (sud 3 000, nord 40 000)

    STRUCTURE SANITAIRE

    -1 petit hôpital de qualité dans le sud (50 lits)
    - hôpital de Muramvya très abimé, peu fonctionnel (50 lits)
    - 16 CS (sud 12, nord 4)
    - 3 CNS (sud 2, nord 1)
    - 1 CNT (nord)

    PROGRAMMES EN COURS

    SCF-UK

    9 CS


    2 CNS

    IMC

    3 CS


    1 équipe de soins mobile

    SOLIDARITE

    9 CNS


    1 CNT

    PARTICULARITES

    - SCF-UK est actif dans la zone sud depuis > 1 an: programmes bien avancés
    - IMC et Solidarités viennent d’entreprendre des programmes sanitaires et nutritionnels dans la zone nord

    CONCLUSIONS

    - province “binaire”:
    - zone sud bien encadrée, partiellement en phase de transition
    - zone nord instable, non équipée, en besoin évident de soutien humanitaire urgent


    PROVINCE DE MUYINGA

     

    SITUATION GENERALE

    - province du nord-est, aux frontières avec le Rwanda et la Tanzanie
    - pas d’insécurité majeure
    - tendance à la “villagisation” des populations regroupées

    population

    430 000

    sinistrés

    23 000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 1 hôpital (150 lits)
    - 11 CS
    - 1 équipe mobile (4 CS non encore ouverts)
    - 8 CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    IMC

    hôpital


    8 CS


    8 CNS (collaboration UNICEF)


    programme de formation des TBA (accoucheuses traditionnelles)

    PARTICULARITES

    - réhabilitation en cours pour l’hôpital de Muyinga (IMC, UNHCR)

    CONCLUSIONS

    - province en phase d’urgence bien engagée, montrant des signes de réhabilitation et de transition
    - bon programme de formation des TBA, qui pourrait inspirer d’autres provinces


    PROVINCE DE NGOZI

     

    SITUATION GENERALE

    - province du nord, à la frontière avec le Rwanda
    - pas d’insécurité; Ngozi est considérée commela province la plus stable du pays

    population

    540 000

    sinistrés

    19000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 3 hôpitaux, dont 1 hôpital public de 220 lits, de bonne qualité
    - 14 CS
    - CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-B

    CS, actuellement confiés à MSP


    1 CNT, actuellement confiés à MSP


    (MSF-B envisage de céder toutes ses activités au MSP ou à d’autres ONG pour se consacrer à l’aide d’urgence dans des provinces en situation plus critique)

    PARTICULARITES

    - le dynamisme de la gestion générale et en particulier sanitaire est mise au crédit du gouverneur de la province et du médecin provincial, décrits tous deux comme exemplaires

    CONCLUSIONS

    - province “en tête” du pays, en terme de stabilité, qualité sanitaire (dans tous ses aspects), et en terme de héhabilitation
    - la phase d’urgence est actuellement terminée; une transition vers le développement est attendue et souhaitable


    PROVINCE DE RUTANA

     

    SITUATION GENERALE

    - province du sud-est, en bordure de la Tanzanie

    population

    220 000

    sinistrés

    4000

    STRUCTURE SANITAIRE

    -1 hôpital public (70 lits - réhabilitation en cours) + 1 hôpital privé
    - 16 CS
    - 11 CNS

    PROGRAMMES EN COURS

    IMC

    11 CS (dont 5 en cours de réhabilitation)


    1 équipe de soins mobile


    11 CNS (collaboration UNICEF)

    PARTICULARITES


    CONCLUSIONS

    - province en phase “intermédiaire”: les besoins restent importants, mais la phase d’urgence est bien engagée
    - programmes de transition attendus et souhaitables


    PROVINCE DE RUYIGI

     

    SITUATION GENERALE

    - province orientale, en bordure de la Tanzanie, sans flux de population important
    - pas de problèmes de sécurité
    - “villagisation” des camps de regroupés

    population

    220 000

    sinistrés

    5 000

    STRUCTURE SANITAIRE

    - 3 petits hôpitaux (total 220 lits): peu d’accessibilité de l’hôpital de Ruyigi aux Hutus
    - 18 CS
    - 15 CNS
    - 1 CNT

    PROGRAMMES EN COURS

    MSF-CH

    hôpital de Kinyinya

    MSF-B

    15 CNS


    1 CNT

    PARTICULARITES


    CONCLUSIONS

    - province en phase de transition


    Université Catholique de Louvain
    Ecole de Santé Publique
    30.94, Clos Chapelle-aux-Champs, 1200 Bruxelles, Belgique
    Tel: (32-2) 764.33.27 - Fax: (32-2) 764.34.41 - E-Mail: Below@epid.ucl.ac.be

     


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                                          C) Commentaires
    C) Commentaires           

     

     

    1) M. MANDELA Nelson,  13-06-2000, BBC:

    The regroupment camps, housing hundreds of thousands of Hutu civilians, have attracted international condemnation and the former South African president has previously called them "concentration camps".  Human rights groups say the conditions in the camps are deplorable.

     

    2)M. Onésime Nduwimana,  Commissaire à l'information et à la communication du CNDD-FDD ,  2 juin 2002.

    Ce sont de véritables mouroirs... Pour le gouvernement en place, il assure que c'est la seule manière de combattre efficacement la rébellion. Mais en réalité, c'est le "Génocide à comptes gouttes" qui continue. Depuis 1997, cette politique de regroupement existe mais nous sommes toujours là. 

     

    3)    M. KUBWAYO Félix, président du SAB,  Juillet 2002

    A travers le monde, la conscience est à géométrie variable. Vous avez observé, il y a peu, les deux avions qui se sont percutés en Allemagne. Ce fut une catastrophe que ce soit en Allemagne, en Belgique, en Suisse ou encore en Russie. Mais au Burundi, ce sont  600 000 personnes concernées (soit environ 10% de la population burundaise); vivant dans des "camps  de concentrations" que l'on a déjà vu sous d'autres cieux, sous d'autres régimes, et visiblement cela ne soulève pas l'opprobre, l'indignation aux yeux du monde. Évidemment, on dira que les humanitaires si elles ne sont pas là, la situation risque d'être encore pire parce qu'il n'y aura pas de témoins. Mais je me rends compte tout de même que certains s'en accommodent. Et là, c'est révoltant !

    4) Ettore Malanca , mars 2000.

     Il en existe 350 dans tout le pays. Environ 800.000 Hutus y sont enfermés dans des conditions tragiques: famine, épidémies, choléra. Le taux de mortalité est énorme. Voici donc à quoi aboutissent les si détestables politiques de clivage ethniques.  En mars 2000, Ettore Malanca s'est rendu dans les camps de Kabezi, Kavuma, Karenzi, Rushubi, Mugendo. Témoignage.

     

    5) Rushishikara  Gérard , Juillet 2002. Président du Parti "TABARA" (années 80') et  ancien secrétaire générale du "Comité Solidarité Burundi"

    C'est un drame humain. Empêcher quelqu'un de vivre dans ses terrains et ensuite le faire vivre ailleurs dans des conditions inhumaines où il est humilié. Il n'est plus un homme. Il n'est plus une père de famille. Il vit de  mendicité. Et la mendicité qu'on ne lui donne même pas !
    Buyoya ne peut se prétendre un chef d'État.  Le plus intrigant, c'est le parti FRODEBU qui ose participer au pouvoir d'ARUSHA sans résoudre cette question. Ils ont même le toupé d'aller chercher les réfugiés Barundi  et de leur demander de rentrer au pays.   Non!  Être réfugié dans son propre pays ! Il faut lutter sur le plan politique pour élucider ce problème. Que tous les Barundi soient conscients que ces camps de concentrations doivent être démantelés.  

     

    6) Marie-Claire Diop,25/07/2000, Camps de concentration (Mandela proche d'obtenir la paix au Burundi ? , Afrik.com)

    La guerre civile, désormais larvée, a causé la mort de 200 000 personnes au Burundi. Le plan de paix prévoit une période de transition de deux ans à trois ans, à l'issue de laquelle seraient organisées des élections démocratiques. Pendant cette période, un gouvernement provisoire sera constitué sur une base d'égalité entre hutus et tutsis. L'armée sera restructurée sur le même modèle.

    L'un des derniers obstacles à la paix est la controverse sur les "camps de regroupement" mis en place par le pouvoir dans le but officiel de protéger les populations des attaques des rebelles. Des centaines de milliers de hutus résident dans ces camps que Nelson Mandela a décrit comme des "camps de concentration". Selon
    l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), des soldats burundais torturent et tuent des suspects dans ces camps, et violent des femmes qui y sont internées.

    Le gouvernement aurait commencé, d'après la BBC, de fermer ses camps - comme il s'est engagé à le faire d'ici la fin du mois de juillet. Mais HRW estime, au contraire, que cette fermeture n'a pas eu lieu.

     

     

    AGNews 2002

     

     


     

    Burundi - CHOLERA ADDS TO PROBLEMS IN "REGROUPEMENT" SITES
    17 December 1999    /  http://www.ifrc.org/docs/news/99/99121702/
     
    The continuing insecurity throughout much of Burundi, together with the government policy of "regroupement" - moving rural populations from their own homes into designated "sites" - is taking its toll on more than a quarter of a million people in Bujumbura Rural province alone. A cholera epidemic has now been reported in some regroupement sites.

    According to Ministry of Health figures released on 10th December, 9 people have died since it started on 20th November. However, humanitarian agencies working in two of the affected sites, Ruziba and Kabezi, put the number of deaths at 24, with 275 cases reported so far.

    Kabezi, 20 kms south of the capital, Bujumbura, is one of at least 325 sites in the country, and host to 37,000 local people - allegedly for their own protection. However, like other sites, Kabezi lacked adequate facilities to cope with the September influx. The local authorities have turned to humanitarian agencies for assistance, among them, the Red Cross. "Burundi Red Cross volunteers worked overtime to construct shelters and dig latrines, as well as to provide non-food items," says Jean Charles Dupin, Head of Delegation, "but the needs were far greater than the limited stocks available."

    With support from the Federation, the Burundian Red Cross has been distributing blankets from the Danish RC, jerry cans and soap from the Finnish RC and tarpaulins and plastic sheeting, donated by ECHO, at various sites where the flimsy mud and banana leaf structures give little protection during the rainy season. Burundi RC volunteers have also built communal centres to house the most vulnerable (the elderly, women and children). Other Burundi RC activities include spraying disinfectant to combat the spread of cholera and malaria, as well as hygiene education and participation in nutritional surveys.

    Seven Burundi Red Cross volunteers live at the Kabezi site to provide round the clock assistance. "Their presence - on site - helps us respond to the needs of the most vulnerable," says Christine Miturumbwe, Secretarary General of the Burundi RC. Five of these volunteers, community health workers, are assisting at the Ruziba site - in hygiene education, cleaning and distribution of soap and chlorine. Up to 34 community health workers could be made available - allowing one per 500 people - and two isolation centres built to treat cholera victims.

    By weighing and measuring some of the thousands of children in Kabezi, the Burundi RC gains an indication of the health situation. Apart from the cholera outbreak, there is no immediate cause for concern, although the lack of access to health facilities and only limited visits to harvest their crops, the outlook for Kabezi's inhabitants is very uncertain. Crowded conditions have already contributed to the spread of disease.

     

    Kabezi site - The communal centres at the top of the hill provide shelter for the most vulnerable. The risk not only of disease but also fire is evident.

     


     

    Drinking water is brought to Kabezi by the Red Cross in an 8,000 litre tanker, on loan from the Federation in Rwanda. It is one of three which makes the trip three times daily - delivering a total of 72,000 litres into bladder tanks for distribution to individual beneficiaries.

     


     

     

     

     


     

     

    February 18, 2000

    resistance - bulletin of the Anarchist Federation (Britain)

    ISSUE TEN - Feb 2000

    ---------------------------------------------------------------

    Address: AF c/o 84b Whitechapel High Street, London, E1 7QX, England, UK E-mail: acf@burn.ucsd.edu Web: http://burn.ucsd.edu/~acf/

    Note: HTML and PDF versions of resistance are available via:
    http://burn.ucsd.edu/~acf/res/

    For more in-depth articles, read Organise! magazine in print or on-line:
    http://burn.ucsd.edu/~acf/org/

    -------------------------------------------------------------

    More Misery

    Burundi: Peace talks are taking place between 18 political parties in Tanzania, who also host some 320,000 refugees, to try and end the civil war started in October '93 when Hutu president Ndadaye was assassinated by Tutsi paratroops. More than 200,000 have died as a result. The accompanying cease-fire has been ignored, and the humanitarian situation continues to deteriorate.

    Reports also suggest Hutu rebels have been trying to buy arms from Zimbabwe, who currently have 11,000 troops in the DR Congo to repress the Tutsi led rebellion. They have also been accused of training Interahamwe Hutu militias fighting Tutsis in the Great Lakes region.

    Some 850,000 Hutus are being held in concentration camps. There are no fences, but being caught beyond the perimeter amounts to a death sentence. 350,000 are being held on hills around the capital Bujumbura. Homes are being looted; disappearances and killings are taking place particularly targeting young men. The army killed at least 43 civilians near one of the largest camps on December 31st. Water and medicines are precious, and food is likely to run out soon as detainees are being prevented from replanting crops. There is little or no shelter, with malnutrition and disease becoming increasingly evident. Families were split during the internment, amidst shootings and chaos. Over half the camps are receiving no aid. Camps were set up after repeated attacks by Hutu rebels on Tutsi communities in Bujumbura, sparking killings by Tutsi militias. Tutsis are the majority in Bujumbura since Hutus were massacred 3 years ago by Tutsi militia. A similar policy in the north and east 3 years ago curbed armed violence but left thousands dead. The UN has pulled out after rebels killed 2 of its workers.

    Kavumu camp has been shut off by the army following an apparent revolt by its 16,000 detainees!

     

     

     

    Déplacement interne et transferts de population   (http://www.refugees.org/world/countryrpt/africa/burundi_fr.htm)

    Du fait d'années de violence et de politiques de transferts de population, plus de 800.000 Burundais se trouvaient déplacés à l'intérieur même du Burundi, dont au moins 350.000 personnes depuis la seule année écoulée.

    Trois types de situation distincts coexistaient au Burundi: plus de 200.000 personnes, principalement des Tutsis originaires de zones rurales, vivant depuis six ans dans des camps spéciaux protégés par l'armée gouvernementale et des milices armées; un nombre incertain de Hutus (probablement des dizaines de milliers) déplacés depuis plus ou moins longtemps dans des zones rurales ou campements de fortune; et près de 350.000 Hutus contraints par le gouvernement à habiter des camps dits «de regroupement».

    Les autorités burundaises ont opéré deux grandes vagues de déplacement de population. La première se déroula en 1996-98, lorsque le gouvernement regroupa au moins 250.000 Hutus dans 50 camps au travers du pays. Certains observateurs estiment même qu'il s'est agit de quelque 800.000 personnes. La plupart de des camps de regroupement fermèrent en 1998, permettant à leurs occupants de regagner leur domicile.

    La seconde vague de regroupement forcé eut lieu fin 1999. A la suite d'avancées rebelles près de Bujumbura, les autorités contraignirent près de 350.000 Hutus de la capitale et ses environs à se rendre dans environ 50 lieux de regroupement. Les trois quarts de l'ensemble de la population de la province rurale de Bujumbura y séjournaient ainsi lorsque l'année s'acheva.

    Les autorités gouvernementales expliquèrent qu'il s'agissait là d'une mesure temporaire visant à protéger la population civile ainsi que de priver les forces rebelles de soutien logistique dans les zones rurales. Les responsables burundais poussèrent les organisations humanitaires internationales à approvisionner les camps en rations alimentaires et en eau ainsi que d'y assurer l'hygiène publique et le suivi médical. Le président burundais Pierre Buyoya se rendit dans plusieurs de ces lieux en octobre et déclara que les conditions y étaient meilleures que ce qu'avaient rapporté les organisations humanitaires. La situation dans les camps de regroupement n'était «pas dramatique», assura-t-il.

    Au moins six personnes cherchant à quitter un lieu de regroupement, ou se plaignant des conditions de vie, auraient été abattues par les soldats gouvernementaux. Et 36 autres furent exécutées près d'un camp de regroupement en octobre. Les soldats auraient par ailleurs tué 15 rebelles présumés qui tentaient de s'infiltrer dans l'un des camps. Les occupants des camps furent également régulièrement soumis à des travaux forcés.

    La communauté internationale condamna la politique burundaise de transfert de population. Le gouvernement des Etats-Unis déclara que les camps de regroupement étaient «propices non seulement aux épidémies mortelles mais aussi à l'émergence de forces de résistance et d'opposition» au gouvernement. L'Union Européenne déplora «les violations de droits de l'homme, les pertes en vies humaines et la destruction de biens accompagnant les opérations de regroupement» et appela les autorités burundaises à mettre un terme à sa politique de transfert de population.

    En décembre, les gouvernements de la région appelèrent le Burundi à «démanteler immédiatement tous les camps de regroupement». Le groupe rebelle principal du Burundi qualifia les lieux de regroupement à des «camps de concentration de style nazi» et exigea qu'ils soient démantelés avant tout pourparler en vue d'un cessez-le-feu.

    Un certain nombre de familles déplacées avaient été prévenus quelques jours à l'avance, mais des milliers d'autres furent transférées sans avertissement dans les camps, dépourvues de tous leurs biens. La communauté humanitaire exprima sa préoccupation face à la probable disette de l'an 2000 du fait de l'éloignement forcé d'agriculteurs de leur ferme.

    Les camps de regroupement manquaient d'abri adéquats, d'eau potable et de toilettes. «Beaucoup dorment à la belle étoile, et il fait froid dans ces régions élevées», observa un responsable du Programme Alimentaire Mondial en octobre.

    Refugees International indiqua que les camps étaient de plus fortement surpeuplés et que les cas de malnutrition s'y multipliaient. Vingt pourcent des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition dans certains camps de regroupement. Selon un rapport de presse non vérifié, plus de 200 personnes y mourraient chaque semaine du choléra, de la dysenterie et de malnutrition.

    Les organisations humanitaires internationales eurent bien du mal à concilier l'approvisionnement nécessaire des camps de regroupement et le souci de ne pas faciliter la politique de transfert forcé de population du gouvernement burundais. Une organisation, Médecins Sans Frontières, décida de se retirer des camps tout en reconnaissant que les conditions «y demeurent bien en-deçà du minimum vital».

    En raison des mesures prises durant le dernier trimestre de l'année afin de protéger son personnel, l'ONU ne bénéficia pas d'une présence directe dans les camps de regroupement. D'autres organisations humanitaires continuèrent de fournir vivres, vaccins et secours d'urgence tout en se plaignant que plus d'une douzaine de lieux de regroupement demeuraient inaccessibles à leurs camions.

    En plus des près de 350.000 Burundais vivant dans ces camps de regroupement, des centaines de milliers de personnes demeuraient déplacées à l'intérieur du pays, dans d'autres lieux pour personnes déplacées ou de leurs propres moyens.

    La violence régnant dans la province de Makamba du sud du Burundi déplaça 30.000 personnes en janvier et força des dizaines de milliers d'autres personnes à demeurer en exode au long de l'année. De nombreuses familles nouvellement déplacées dans la province de Makamba trouvèrent refuge dans des écoles ou autres bâtiments municipaux.

    Les autorités gouvernmentales démantelèrent trois camps pour personnes déplacées à Bujumbura en octobre sous prétexte qu'ils posaient un danger public. Les 13.000 personnes qui y logeaient rentrèrent chez elles ou trouvèrent refuge ailleurs.

    Tout comme les années précédentes, les Burundais en exode constatèrent à leurs propres frais que les camps étaient vulnérables. Un raid rebelle tua dix personnes déplacées en janvier, au sud-est du Burundi. D'autres attaques par les forces rebelles contre des lieux abritant des Tutsis firent 18 victimes en novembre, dans les provinces de Kayanza au nord et de Rutana au sud du Burundi. Il est fort probable que bien d'autres tels incidents eurent lieu sans être rapportés par la presse.

    Seulement 12 pourcent de l'ensemble des Burundais déplacés à l'intérieur de leur pays disposait d'eau potable, et seulement 40 pourcent de cette même population avait accès à des latrines aux normes sanitaires minimales, selon un rapport de l'ONU de novembre. Nombre de lieux pour personnes déplacées ne fournissaient que cinq litres d'eau quotidiens par personne, soit un quart de la quantité généralement considérée comme nécessaire aux besoins d'hygiène et de santé.

    Malgré les transferts de population massifs au Burundi, un petit nombre de familles déracinées purent regagner leur domicile durant l'année, dans des zones considérées comme moins dangereuses. Les organisations humanitaires aidèrent à la reconstruction ou réhabilitation de près de 4.000 habitations de réfugiés et personnes déplacées ayant effectué le voyage de retour.

     

     

    BURUNDI - JUSTICE.

    L'HONORABLE AUGUSTIN NZOJIBWAMI DU FRODEBU AU PALAIS DE LA JUSTICE.

    BUJUMBURA, LE 16 JANVIER 1998 (NET PRESS). LE SECRETAIRE GENERAL DU FRODEBU, HONORABLE AUGUSTIN NZOJIBWAMI A COMPARU CE MATIN AU PALAIS DE LA JUSTICE. IL EST ACCUSE D'AVOIR PARTICIPE AUX MASSACRES DES CIVILS TUTSI ET DES MILITAIRES TUTSI A BURURI AINSI QUE D'AVOIR DIFFUSE DES PROPOS DIFFAMATOIRES A L'ENDROIT DU GOUVERNEMENT A PROPOS DES CAMPS DE REGROUPES QU'IL APPELLE "CAMPS DE CONCENTRATION". AU COURS DE L'AUDIENCE, ME SEGATWA, SON DEFENSEUR, A INDIQUE QUE LES ACCUSATIONS CONTRE HONORABLE NZOJIBWAMI NE SE TROUVENT PAS DANS LE DOSSIER. ENSUITE, POUR DES PROPOS DIFFAMATOIRES, IL A EMIS UNE OPINION QUI N'A PAS DU TOUT INSULTE LE GOUVERNEMENT MAIS QUI LUI FAISAIT UN CLIN D'OEIL. ET CELA EN SA QUALITE DE REPRESENTANT DU PEUPLE. EN OUTRE, A INDIQUE ME SEGATWA, LE REGROUPEMENT FORCE DES POPULATIONS SONT BEL ET BIEN LEUR CONCENTRATION DANS LE SENS PREMIER DU TERME. SEULEMENT, LE TERME "CONCENTRATION" A UNE MAUVAISE HISTOIRE QUE PERSONNE NE VEUT L'ENTENDRE PARLER. L'AFFAIRE A ETE MISE EN DELIBEREE.

     

     

     

    BURUNDI  /   CONCENTRATION CAMPS  /  http://ospiti.peacelink.it/npeople/ott98/pag1ott.html

    New People African Featur Service - Issue n. 79 - October 1998

    The Burundi government continues to force thousands of Hutu civilians into guarded camps. Inside the camps, violations of human rights are common. Some have disappeared, others were arbitrarily arrested, and many brutally treated. Others die because of the bad living conditions, infectious diseases, malnutrition.

    Nsanza Augustin/New People 1,795 words

    The first camps where to regroup the Hutu population were created in the province of Karuzi, in February 1996, by the governor of the province, lieutenant colonel Gabriel Gunungu. Soon after the return to power of major Pierre Buyoya, in July 1996, the re-grouping was extended to all the regions of the country where Hutu guerrilla armed-bands had been reported, namely in the provinces of Kayanza, Bubanza, Cibitoke, Bururi and Bujumbura Rural.

    In July 1997, the number of Hutu living in the camps was estimated at over 500,000. In April 97 the camps in the single province of Bubanza counted 159.000 people in camps, that is about 57% of the whole Hutu population. By the end of the year, new camps were open in the provinces of Bururi and Dakamba, while others were being closed in Kayanza and Muramvya.

    Not new

    This regrouping of the population is not new in Burundi. President Jean-Baptiste Bagaza had in his own time introduced the policy of creating special villages. He so hoped to ward off the drawback of dispersion of people, which he believed was an obstacle to development.

    In fact, distribution of water and electricity and installation of other infrastructures were not affordable if the rural population was too disperse for an appropriate usage. Yet, though this initiative seemed useful, some people suspected that Jean-Baptiste Bagaza gathered the population in order to annihilate the Hutu more rapidly when he would judge it necessary.

    The suspicion was even greater when this policy of regrouping was not applied to the province of Bururi and the region of Ijenda where the majority of people were Tutsi.

    In a country that has suffered so much ethnic violence, a speculation of this kind could easily be accepted. On the other hand, going back a little in time,one can see that already the colonial power, Belgium, had started such concentration policy in 1958.

    Unfortunately this happened on the eve of their departure. Those who had re-grouped on the majambere got back their banana plantations in the early days of independence.

    A spontaneous regrouping of the Tutsi population could be witnessed in October 1993. At the news of president Melchior Mdadaye s death, a number of Hutu started hunting down the Tutsi in certain provinces, in the logic of the ethnic violence which dated back to the 60 s and was kept alive by the regimes in power, especially after 1966. The Tutsi thus re-grouped received the protection of the army, who took up their positions in all the provinces of the centre and north.

    Against human rights

    The concentration of the Hutu population, for its magnitude and character, was condemned as a violation of Protocol 2 of the Geneva Convention of 1949 and of Article 3 of the Universal Declaration of Human Rights.

    The Burundi government tried to defend itself, claiming that the camps had been made on the request of the people themselves, when they had not grouped voluntarily for their protection against the attacks of the FDD bands (Forces for the Defence of Democracy).

    According to an inquest on these camps at Kayanza and Karuzi, published in March 1997 by the Burundian League of Human Rights, the policy of regrouping the populations had been dictated by a desire to defend the innocent civilian population from the fighters of the FDD, protect these from their criminal behaviour (robberies, extortion, murders, kidnappings, etc) and deprive them of fresh provisions by cutting logistic facilities.

    This policy would also aim at saving the innocent population from perishing under the fire of the belligerents, or from being victims of the abuses of the Burundian army.

    The tragedy is that these abuses of the mono-ethnic Tutsi army towards the Hutu population have become the normal behaviour for the last forty years. The groupings of Hutu after 1996, which has been compared by some to the Nazist concentration camps, have made people fear that the army, which was intended to protect them, had instead turned the camps into collective cemeteries.

    Initially the international organisations working in the field would not comment; they would rather study ways and means to help these populations. Later on, the international community, and in particular the countries of the sub-region, ordered major Pierre Buyoya to dismantle these camps, making this a supplementary condition for the removal of the embargo imposed on Burundi.

    The regrouping operations were mostly done in particularly violent conditions. In certain cases, as soon as the administration had given the order to re-group at fixed locations, the army and the Tutsi militia would commence destroying houses and fields and systematically pillaging domestic animals and food reserves.

    It has been reported that in the provinces of Karuzi and Bururi, the Hutu had been on occasions forced to burn their own houses before joining the camps. To force always those who hesitated to go, the army, sometimes

    accompanied by displaced Tutsi, continued ravaging the fields, chasing away those who had remained, even killing a good number of them.

    Amnesty International reported that, for example, on 17th February 1997 the army has killed 83 civilians at Gitaza in the province of Bujumbura Rural. In January and February 1997, about 122 people, among whom a 70-year old man and six children under 10, were killed during the operation of re-grouping in the town of Rutegama in the province of Muramvya.

    During this same period 272 people who had not reported to the camp had been killed at Ninga in the township of Butaganzwa, province of Kayanza.

    These are only a few examples. On its part Human Rights Watch reports many cases of rape of women and girls by the military during the formation of the camps. This NGO and the health service employees in many provinces have attested to many of these cases.

    What was never reported is that the Burundian military were the first group of people particularly exposed to the AIDS infection and therefore the consequences of their misbehaviour were and will be much worse than anticipated.

    However, in certain provinces, Hutu armed forces for their part were heavily coaxing some civilians not to re-group. Some people were killed, others taken hostages in order to intimidate them or to avoid being denounced.

    The camps in question are either school houses or public buildings spontaneously turned into dormitories.

    Others are makeshift shelters made of leaves and branches, erected on narrow and over-populated hilltops. Life is totally promiscuous. In the inquest report published by the Burundian League of Human Rights ITEKA, it is said that thousands are crowded in mud huts built around the camp or in dozens or even hundreds of small circular habitations made with branches and dry banana leaves.

    The luckier ones live in containers offered by some NGOs or bought at the market, even if marked with the HCR logo.

    Inside the camps violations of human rights continue. Many people disappear, others are arbitrarily arrested, and many brutally treated. Witnesses living in the neighbourhood testify to seeing many corpses lying around in the camps.

    People in the camps have confirmed that the military and the Tutsi militia have summarily executed many members of their families. Others have been beaten for arriving late at the camp after an authorised departure.

    In the provinces of Karuzi and Bubanza, many young men have been taken out of the camps on army lorries. Automatically and arbitrarily assimilated to attackers, it seems that they were all massacred.

    In any case they were never seen again. Other people have been arrested, accused of participating in the massacres of 1993. Their sort has remained unknown. Another current practice in the camps is to force people to denounce those connected with the armed opposition.

    Those who have been so denounced, even unjustly, disappeared. Amnesty International declared that in the province of Bubanza some elderly people have been beaten and humiliated in public by their guards. Some would be beaten as a price to pay for having voted for the wrong candidate in 1993.

    The military and the Tutsi militia have often compelled men to accompany them in their patrols in search of rebels. Sometimes they have been forced to perpetrate executions forbidden by the law.

    Camps transformed into cemeteries

    It has also been reported that in the province of Kayanza Hutu armed groups had committed reprisals in some camps because the people refused to join them. Hygienic conditions in the camps are appalling.

    The World Health Organisation reported in July 1997 that more than a 1000 people, mainly children, died every month in the camps because of the bad living conditions: infectious diseases such as typhus, dysentery and cholera, and malnutrition.

    The provinces most affected were Kayanza, Bubanza, Cibitoke, Muramvya, Karuzi and Dakamba.

    In a letter addressed to the UN Secretary General on 17th April 1998, representatives of the camps population in the province of Bubanza complained that the camps had been transformed into cemeteries, because those killed by the military or dead from hunger or diseases were buried on the spot, next to their poor dwellings.

    As a consequence many people in their turn died of sorrow and others went mad. Civilians also were compelled into forced labours of various sorts. In the same letter to the UN Secretary General, it was brought to his notice that the people in the camps were treated as war prisoners.

    They were also forced to perform humiliating tasks: to loot for the military, carry them on their shoulders across the river, help them get the women and the girls they intended to rape, cultivate for them or ransack the fields of those who refused to stay in the camps, carry their ammunitions.

    Human Rights Watch reports that the people in the Karusi camps complained that the soldiers forced them to draw water, bring food, make charcoal for them,while they were dying of starvation, their crops being pillaged by the same soldiers. If they refused to do these works, they were beaten or arrested.

    To date some of these camps have been in effect dismantled, but a good number still remain, especially in the provinces of Cibitoke, Bubanza and Muramvya. The OAU and the UN ought to compel the present governing powers in Bujumbura to stop such barbarian acts.

    Especially since they have a responsibility in this crisis. They have to argue with the government that military solutions work only for a moment. The solutions will be found:all is needed is some good will, including that of dismantling the concentration camps that remain.